Robert Brazza: « Applaudissez Arafat DJ, il n’est pas mort »

Le journaliste et animateur congolais , a eu des rapports personnels et professionnels avec qu’il considérait comme un fils.

Voici l’hommage de Robert Brazza à son fils Arafat DJ

C’est vrai que a créé le Coupé Décalé. Molare et les autres l’ont élevé. Mais je pense que d’une certaine manière, Arafat, lui a donné sa dimension en terme d’art musical et l’a fait entrer dans l’ère industrielle et musicale.

LIRE AUSSI: Obsèques et funérailles de DJ Arafat: Molare devait-il se retirer?

C’est pour cela que j’ai beaucoup de peine aujourd’hui parce que j’arrive en Côte d’Ivoire au moment où Arafat s’en va. Il part un jour qui est sacré, fête de la , dans la semaine où a été célébré l’indépendance et l’unité. Il part dans une dimension qui est assez étrange.

Arafat part dans une dimension qui est assez étrange.

Robert Brazza

En ce sens que la Côte d’Ivoire, c’est la joie, la Côte d’Ivoire c’est une ambiance, c’est une manière de faire danser l’Afrique entière, et c’est pour cela que personne n’y croyait. Moi je suis très triste à tous les niveaux, parce qu’Arafat pour moi, pour mes confrères et pour mes aînés, c’est un artiste qui permet de positionner l’Afrique sur une planète musicale urbaine internationale. Les Nigérians, nous envient Arafat, les Ghanéens de même. Quand vous allez à Londres, à Montréal, à Paris etc. Les artistes du monde connaissent Arafat.

LIRE AUSSI: MHD écrit à DJ Arafat: voici la lettre et son message

Mes pensées vont ensuite à sa famille, à sa mère, la grande sœur Tina, parce que c’est d’abord aussi un être qui s’en va. J’ai une pensée pour ses enfants, ses frères et sœurs. J’ai aussi une pensée particulière pour , son père, qui était mon aîné. Et pendant qu’on allait au , pendant qu’on était dans le studio, j’en encore l’image d’Arafat qui passe, qui regarde, qui prête l’oreille, qui écoute les conseils des aînés tels que Blondy, etc.

LIRE AUSSI: DJ Arafat, Ange ou démon ?

Arafat c’est quelqu’un qui m’appelait à deux heures du matin, pour me dire « Papa Robert Brazza, j’ai un nouveau son ». Et le jour où il a reçu les Kora Awards en 2012, j’étais sur la scène le jour de son sacre et je lui ai dit après : « Fils, tu es arrivé à un tournant de ta carrière ». Et Arafat en ce moment-là, rentrait dans une autre dimension.

Aujourd’hui, Dieu l’a rappelé auprès de lui, la seule chose qu’on puisse faire est de garder le meilleur. Il a eu une vie à 100 à l’heure, mais une grande vie, et des traces laissées pour la postérité. Dans l’hommage à Jonathan, il disait, : « Applaudissez, il n’est pas mort », moi je dis, applaudissez Arafat, il n’est pas mort.

Personnalités liées avec l’article