Sakasou : Un autoproclamé Conseil du royaume Baoulé apporte un soutien tardif à la reine qui a déjà abdiqué

Le Conseil du Royaume Baoulé autoproclamé, a lu une déclaration de soutien à la reine qui a abdiqué, le lundi 1er avril 2019, à Sakassou

Le « Conseil du  », structure non reconnu dans le protocole , a produit un communiqué depuis , pour soutenir la reine Akoua Boni II, ce lundi 1er avril 2019.

Le Conseil autoproclamé a été initié par Nanan N’Goran Koffi II, qui s’est lui-même autoproclamé vice-roi, alors que ce titre ne figure pas dans la hiérarchie protocolaire du royaume Baoulé. « Réuni ce jour autour de , reine du royaume Baoulé, le Conseil du royaume Baoulé a analysé minutieusement les manœuvres de déstabilisation de sa reine, orchestré par des individus animés par toutes sortes d’intentions sauf la grandeur du royaume Baoulé », a dénoncé Nanan Kouassi Yao Thomas de Diabo, proche de Nanan N’Goran Koffi II de Bouaké.

Ce dernier s’était fait connaître la semaine dernière lors d’une cérémonie du RHDP à Bouaké, où il a marqué tout son soutien à cette formation politique, se présentant à cette occasion comme porte-parole de la reine. En une semaine, il a semble-t-il gagné en grade pour passer de porte-parole à vice-roi.

« Le Conseil du royaume Baoulé au regard des us et coutumes, condamne avec la dernière énergie, ces méthodes étranges dont l’unique but est de perturber la quiétude de nos braves populations, mettant ainsi en mal la paix et la cohésion sociale au sein de notre royaume », a marqué Nanan Kouassi Yao, au nom de 39 chefs, parmi des milliers que compte le royaume baoulé.

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De fait, à en croire, Nanan N’Doui, cette déclaration faite par un Conseil non reconnu n’a aucune incidence sur la procédure irréversible d’abdication de la reine. En effet, le jeudi 28 mars, à 5h30, les cérémonies traditionnelles privées réservées aux seuls initiés, ont consacré l’abdication de la reine, au profit de son fils.

La déclaration des 39 chefs venus prioritairement de la région du Gbêkê (Bouaké, Diabo et Brobo, en l’occurrence) visait le fils héritier dont le père est natif du royaume de Krindjabo, d’où la référence à « l’extérieur » faite par les chefs. « Ils tentent de politiser à tout prix une procédure qui n’a rien de politique. La reine a déjà donné son accord d’abdication au profit de son fils, nul ne saurait être plus royaliste que la reine. La procédure suit donc son cours », conclue Nanan N’Doui.

Elvire Ahonon

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