Sanctions CEDEAO : le colonel Goïta valide ce 14 janvier 2022 un « plan de riposte »
Le colonel Assimi Goït a validé ce vendredi 14 janvier 2022, un « plan de riposte » gouvernemental aux sanctions de la CEDEAO contre le Mali.
Les sanctions ont suscité un concert de réprobations au Mali. La Cédéao est accusée d'être un club dépassé de dirigeants coupés des populations et l'instrument de l'étranger, dont la France, l'ancien puissance coloniale engagée militairement au Sahel.
Les Maliens se sont ralliés en nombre vendredi derrière le slogan de défense des intérêts nationaux, sans tous vouloir brûler les ponts avec la Cédéao ou la communauté internationale, ou même soutenir inconditionnellement la junte.
« Je suis venu soutenir mon pays face au danger qui nous guette », déclarait dans la foule à Bamako Alassane Kanouté, professeur, mais « soyons raisonnables: une guerre contre le monde est perdue d'avance”.
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Le colonel Goïta, a validé vendredi un « plan de riposte » gouvernemental aux sanctions ouest-africaines, ont indiqué ses services sur Facebook. Le plan a plusieurs composantes, diplomatiques ou économiques, disent-ils sans plus de précisions.
« L'objectif de ce plan n'est pas d'être dans une posture de bras de fer » avec les organisations ouest-africaines, et le Mali reste « ouvert au dialogue », disent-ils.
Le chef de l'ONU Antonio Guterres a réclamé jeudi du gouvernement malien un calendrier électoral « acceptable », rappelant que la Cédéao pourrait alors lever graduellement les sanctions.
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Des partenaires du Mali aussi importants que la France et les Etats-Unis ont apporté leur soutien aux sanctions ouest-africaines.
Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a indiqué jeudi que l'UE allait prendre des dispositions « dans la même ligne » que la Cédéao.
La France et les Européens, engagés militairement contre les jihadistes , veulent rester au Mali, mais ne le feront « pas à n'importe quel prix », a dit le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian.