Sanctions CEDEAO au Mali : « à compter du lundi 17 janvier, les banques maliennes ne pourraient plus payer tous les chèques »
Saïd Penda, journaliste camerounais, fait une analyse de la manifestation du peuple malien au Mali le 15 janvier 2022, contre la CEDEAO.
Quelqu'un peut-il m'aider à expliquer à mes sœurs et frères Maliens que ce n'est ni le nombre de manifestants mobilisés, ou même de signataires des nombreuses pétitions qui feront infléchir nos Chefs d'Etats. 1 milliard de personnes dans les rues de Bamako n'y changera absolument rien. Ce que la CEDEAO, l'Union Africaine, les Etats-Unis, l'Union Européenne et l'ONU attendent de la junte, c'est un calendrier d'organisation des élections dans un délai raisonnable : pas plus de 12 mois.
Même l'Algérie sur qui semblait compter la junte a la même position. Sinon, toute l'agitation observée dans les rues et sur les réseaux sociaux n'impressionnent pas la communauté internationale, convaincue d'avance que la population est victime d'une manipulation des masses et d'un endoctrinement savamment orchestrés. C'est d'ailleurs le fort de toutes les dictatures. Déjà, en moins d'une semaine sous les sanctions, tous les prix ont flambés : le sucre est passé de 500 F.CFA/ 600 F.CFA à 700 F.CFA le kilogramme ; la bouteille de gaz (6 kg) qui se vendait à 2.900 est désormais à 7.000 F.CFA ; le ciment qui se négociait à 90.000 F.CFA la tonne est à 120.000 F.CFA.
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Le réveil sera brutal…et c'est pour bientôt. La semaine qui commence ce lundi sera décisive. En effet, la semaine dernière, ceux qui ont de l'argent dans les banques s'y sont précipités pour retirer leur argent et le garder dans leurs propres coffres-forts, redoutant un manque de liquidité dans les institutions financières que la BCEAO n'a plus le droit d'approvisionner en argent frais.
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A compter du lundi 17 Janvier, les banques maliennes ne pourraient plus payer tous les chèques qui seront présentés aux guichets, créant une tension qui sera ingérable. Bientôt, la junte et ses soutiens, minoritaires, vont redescendre sur terre. Mon cœur saigne pour ce Mali que j'aime tant, pris en otage par des dirigeants irresponsables. Ce qui est vrai, est vrai !