Sanctions contre le Mali : l’Élysée commence à lâcher du lest contre la transition malienne
Le lundi 14 février 2022, un mois après les sanctions contre le Mali, les liaisons d'Air France vers l'aéroport Modibo Kéita, à Bamako, ont repris.
Sanctions contre le Mali. Les lignes bougent, à la grande surprise des détracteurs de la transition malienne. Le mercredi 12 janvier 2022, en application des décisions des autorités françaises, qui emboîtaient le pas à la CEDEAO, Air France suspendait « ses vols de et vers le Mali avec effet immédiat jusqu'à nouvel ordre ».
Le temps du « nouvel ordre » a commencé à sonner. Et la CEDEAO, figée dans son jusqu'au-boutisme en violation de ses propres textes, est en train de courir le risque d'être roulée dans la farine, devenant le dindon de la farce.
LIRE AUSSI : Sommet Europe-Afrique : Macky Sall a quitté Dakar ce mardi 15 février
Ce lundi 14 février, un mois après sa mesure, Air France fait marche arrière. Et le bloc contre « les autorités illégales et illégitimes » de la transition malienne se met à craqueler.
Alors que « la position très claire et ferme » de la CEDEAO, pour sanctionner le Mali n'a pas évolué, l'Élysée commence à lâcher du lest, à la veille des concertations sur ce pays, avec en filigrane le retrait envisagé des forces Barkhane. C'est un signe politique d'un réexamen apparemment anodin.
LIRE AUSSI : Terroriste Burkina : le président lieutenant-colonel Damiba au front
Ainsi, la reprise des liaisons de la compagnie française vers et de l'aéroport Modibo Kéita, à Bamako, a été actée. Avec naturellement le feu vert du colonel Assimi Goïta, président du CNSP, la junte militaire. Celui qui a dit que la politique est la saine appréciation des réalités du terrain n'a pas tort.