Santé: le PPA-CI critique « la politique hasardeuse et dangereuse » de l’Etat sur la formation précipitée de 80 médecins généraliste à la chirurgie essentielle
Dans son 12e numéro de sa tribune, le PPA-CI a critiqué ce 26 janvier 2023 la formation précipitée de 80 médecins généraliste à la chirurgie essentielle dans le système de santé ivoirien.
𝙋𝙧𝙤𝙥𝙤𝙨 𝙡𝙞𝙢𝙞𝙣𝙖𝙞𝙧𝙚𝙨 𝙡𝙪𝙨 𝙥𝙖𝙧 𝙡𝙚 𝙋𝙧. 𝙏𝙊𝙐𝙏𝙊𝙐 𝙏𝙤𝙪𝙨𝙨𝙖𝙞𝙣𝙩, 𝙑𝙞𝙘𝙚-𝙥𝙧𝙚́𝙨𝙞𝙙𝙚𝙣𝙩 𝙀𝙭𝙚́𝙘𝙪𝙩𝙞𝙛 𝙚𝙣 𝙘𝙝𝙖𝙧𝙜𝙚 𝙙𝙚 𝙡𝙖 𝙋𝙤𝙡𝙞𝙩𝙞𝙦𝙪𝙚 𝙙𝙚 𝙡𝙖 𝙨𝙖𝙣𝙩𝙚́
𝗜𝗜𝗜- 𝗟𝗔 𝗙𝗢𝗥𝗠𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡 𝗣𝗥𝗘́𝗖𝗜𝗣𝗜𝗧𝗘́𝗘 𝗗𝗘 𝟴𝟬 𝗠𝗘́𝗗𝗘𝗖𝗜𝗡𝗦 𝗚𝗘́𝗡𝗘́𝗥𝗔𝗟𝗜𝗦𝗧𝗘𝗦 𝗔̀ 𝗟𝗔 𝗖𝗛𝗜𝗥𝗨𝗥𝗚𝗜𝗘 𝗘𝗦𝗦𝗘𝗡𝗧𝗜𝗘𝗟𝗟𝗘
Cette partie de notre exposé est la partie la plus technique car elle concerne l'aspect médical. J'ai été agréablement surpris de la « levée de boucliers » que la demande du directeur coordinateur du secteur Mère-enfant a suscité dans les différents milieux politiques mon parti le PPA-CI en tête comme toujours pour revendiquer lorsqu'il y a atteinte aux droits de l'homme, et aussi dans le milieu médical.
De quoi s'agit-il?
En conformité avec sa feuille de route 2023 le gouvernement à prévu le renforcement des capacités de 80 médecins généralistes afin de les former à la chirurgie essentielle. La note ne précise pas plus la raison de cette décision ni la destination de ces 80 médecins au terme de leur formation.
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Une note de ce type, pose 2 problèmes:
-le problème de la formation académique des médecins spécialistes qui débouche sur
-le problème de la qualité des soins à proposer aux Ivoiriens.
Avant de donner la position de notre parti le PPA-CI, vous permettrez amis de la presse que je revienne brièvement sur le cursus des médecins et spécialistes en dehors des médecins universitaires.
1) la formation académique
L'étudiant ne devient médecin qu'après s'être inscrit dans une des 2 Ufrs des sciences médicales du pays. Il va valider les 6 années (Licence, maîtrise) et les années de doctorat qui lui permettent de soutenir une thèse d'exercice. Son parcours sous la tutelle du ministère de l'enseignement supérieur s'achève là dans un 1er temps.
Médecin il entre en fonction sous la tutelle du ministère de la santé.
S'il souhaite approfondir ses connaissances médicales dans une discipline médicale donnée alors il retourne à l'Ufr au ministère de l'enseignement supérieur pour étudier la spécialité.
A ce niveau il est important de savoir que la Côte d'Ivoire, membre de la CEDEAO, est membre de fait de L'Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS) et elle y participe au haut niveau par le ministre de la santé. Tout cela pour faire comprendre que notre pays est lié par des accords, en particulier en matière de formation des médecins avec les autres pays membres de la CEDEAO.
Cet accord a consisté en une harmonisation des curricula de formation des spécialistes en médecine. Autrement dit, tous les spécialistes en médecine de nos pays sont formés dans les Ufrs selon le même programme de cours comprenant le même nombre d'heures de cours théoriques, de stages cliniques validant sur 4 ans après le titre de docteur en médecine. Le tout couronné par un mémoire de fin de cycle.
De ce qui précède, on constate que le spécialiste en médecine ne peut se décréter (quoique le décret fusse considéré comme divin, un temps donné), encore moins être nommé par une quelconque autorité administrative.
2) la qualité des soins proposée aux Ivoiriens
Nous permet d'entamer le débat parce qu'on peut comprendre que les autorités administratives puissent ne pas maîtriser la formation du spécialiste. Dans ce cas c'est aux enseignants de l'Ufr des sciences médicales, aux responsables des sociétés savantes, aux syndicats des médecins, voire au conseil de l'ordre, de clarifier, d'apporter des rectifications pour faire respecter les règles de formation et d'exercice du métier en vue de l'obtention de soins de qualité.
Nous avons été heureux dans un premier temps, de constater que la SOGOCI et certains enseignants de l'Ufr des sciences médicales se soient impliqués dans le projet depuis 6 mois dixit le rapport de la SOGOCI et je cite:
Chers confrères, sur instruction du Pr Boni, je voudrais donner la vision de notre société savante….. Nous travaillons depuis plus de 6 mois sur le projet d'appui au renforcement aux RH pour l'offre des soins obstétricaux 2023-2025……. Ce projet se décline en 3 axes
-renforcement permanent en RH
-sélection des médecins généralistes à former sur stimulateurs pendant 2 mois avant le déploiement sur sites,
-supervisions mensuelles
-intégration après 1 à 2 ans du diplôme de spécialiste avec facilitation pour le Probatoire et les frais d'inscription.
De plus la SOGOCI ne s'arrête pas là. Elle continue en apportant pratiquement son soutien au ministère. Il ne s'agit pas de faire une formation au rabais pour réaliser une césarienne ,mais d'une formation de qualité en soins obstétricaux et néo-nataux d'urgence. Cette déclaration est à l'opposé de la note du ministère. En qui croire?
Pour le PPA-CI cette déclaration d'une société savante de renommé comme la SOGOCI, couplée du mutisme du syndicat des médecins et de l'ordre, ne fait que conforter l'idée de l'instrumentation, la caporalisation des syndicats et organisations civiles depuis l'avènement brutal de ce régime.
Le PPA-CI, adepte de la démocratie, se tiendra toujours aux côtés d'eux pour la défense des droits, dans le cas d'espèce celui d'une santé de qualité pour les populations de Côte d'Ivoire.
Le PPA-CI ne cautionnera donc en aucun cas une formation qui met en jeu la vie des populations de Côte d'Ivoire. Il dit non et non à ce type de formation parallèle.
Mesdames et messieurs les journalistes, les défaillances techniques ci-dessus relevée au niveau de la politique sanitaire illustre le paradigme invariable de la politique du régime actuel qui se manifeste par deux constantes :
– Il s'agit de faire des annonces fortes pour très peu de résultats ;
– Abandonné l'existant pour créer le même juste pour donner l'impression que la Côte d'Ivoire n'a commencé à exister qu'à compter du 11 avril 2011. Même les œuvres du Président dont ils se déclarent héritier sont abandonnés.
Dans la réalité, il faut voir dans l'approche politique du RHDP, un régime en manque de légitimité. Ainsi, le déficit de légitimité les conduit à s'autocélébrer. C'est pourquoi alors que les hôpitaux existant présentent des plateaux techniques très peu performants, l'on créé des structures qui souffrent dès leur mise en œuvre des défaillances de l'existant. C'est la politique à la gloire d'une seule personne alors que c'est nous tous, les générations présentes et les générations futures qui auront à en supporter le coût.
C'est pourquoi le PPA-CI ne peut se taire sur cette politique hasardeuse et dangereuse. Nous la dénoncerons toujours dans l'intérêt du peuple.
Merci beaucoup pour votre aimable attention.
𝗦𝗘𝗥𝗩𝗜𝗖𝗘 𝗖𝗢𝗠𝗠𝗨𝗡𝗜𝗖𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡 𝗣𝗣𝗔-𝗖𝗜