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Simone Gbagbo à propos des sanctions de la CEDEAO contre le Mali: « elles rappellent celles contre la Côte d’Ivoire en 2010 »

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Simone Gbagbo à propos des sanctions de la CEDEAO contre le Mali: « elles rappellent celles contre la Côte d’Ivoire en 2010 »

Pour Simone Gbagbo qui fait une analyse des sanctions de la CEDEAO, celles contre le Mali rappellent aux sanctions contre la Côte d'Ivoire en 2010.

Toutes ces mesures de la CEDEAO et de l'UEMOA suscitent quelques points de réflexions :

i) Ces sanctions rappellent celles qui ont été prises par ces mêmes organisations régionales, sous l'instigation de la France et de l'Union Européenne, contre la Côte d'Ivoire, pendant la crise postélectorale de 2010-2011. L'on avait alors, au nom de prétendues règles démocratiques à respecter, poussé à son comble le cynisme politique en imposant au peuple ivoirien un embargo sur les médicaments importés. L'on avait aussi ordonné la fermeture des banques opérant en Côte d'Ivoire, empêchant de la sorte, les Ivoiriens d' accéder à leurs comptes bancaires. Plusieurs personnes ont perdu la vie. Tout cela s'est fait dans l'indifférence totale, et parfois avec la complicité de certains pays africains, voisins de la Côte d'Ivoire.

ii) Ces sanctions au s'apparentent à une punition du peuple malien. Leur sévérité et la rapidité avec laquelle elles ont été prises, inclinent à penser que l'on reproche aux forces vives du Mali leur soutien aux acteurs du coup d'État.

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iii) Ces sanctions apparaissent ainsi comme un signal fort envoyé aux autres peuples africains qui seraient tentés de suivre l'exemple malien.

iv) Ces sanctions confortent la majorité de l'opinion africaine dans le sentiment que la CEDEAO et l'UEMOA sont instrumentalisés par les chefs d'États et servent à régler des comptes politiques. Elles traduisent éloquemment la tendance de plus en plus affirmée d'utiliser des institutions financières pour tenter de régler des crises politiques internes aux États.

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v) Ces sanctions donnent également à l'opinion africaine, le sentiment que ces organisations aux ordres des chefs d'États sont manipulées par la France et par ses partenaires européens et internationaux.
Abordons maintenant les enjeux majeurs de la crise.

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