Soldats Ivoiriens au Mali: « une affaire qui concerne par l’Onu, mais la junte veut un règlement politique » selon le ministre malien des affaires étrangères
Le cas des soldats Ivoiriens au Mali, le ministre malien des affaires étrangères a déclaré qu'il ne s'agit pas d'une affaire qui concerne l'Onu le 18 octobre 2022.
Bon, essayons de faire le point.
Il y'a quelques mois, la junte au pouvoir au Mali, a saisi, via son ministre des affaires étrangères, le Conseil de sécurité de l'Onu, d'une plainte contre la France, accusée d'armer les terroristes qui ont envahi plus des 2/3 du territoire malien.
Pour produire les « preuves concrètes » qui soutiennent cette grave accusation, la Junte a demandé la convocation d'une réunion du Conseil de sécurité.
Sauf que, pour que cette réunion spéciale ait lieu, le Mali n'étant pas membre permanent du Conseil de Sécurité, la seule condition est que l'un des cinq membres du Conseil de Sécurité, soit la Russie (nouvelle amie du Mali), soit la Chine (une autre amie du Mali), soit les États-Unis, soit la France, soit le Royaume-Uni, s'approprie la plainte du Mali.
Seulement voilà. Depuis près de trois mois, aucun membre permanent du Conseil de Sécurité, ne veut porter la plainte du Mali, on se demande bien pourquoi.
Lors de la dernière assemblée générale de l'Onu, une tribune mondiale, a été offerte à la junte, pour honnir la France en produisant à la face du monde, les preuves de son implication dans le financement du terrorisme au Mali.
Malheureusement, cette belle occasion, cette occasion unique, a été utilisée pour parler de la nationalité du président du Niger et de l'allégorie du chameau et du dromadaire.
De preuves concrètes, on n'a pas vu le moindre bout.
Ce mardi 18 octobre, à la faveur de la présentation du rapport du secrétaire général de l'Onu sur le Mali, une réunion du Conseil de sécurité de l'Onu, donc consacrée au Mali, a été tenue.
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A cette réunion, tous les membres du Conseil de Sécurité, étaient présents et la parole a été donnée au Mali, après que le Secrétaire général ait déclaré que la situation sécuritaire du Mali ne s'est guère améliorée, au point d'appeler le Conseil de Sécurité à augmenter les moyens de la Minusma.
Après avoir fait ses observations sur le rapport , les membres du Conseil de Sécurité, s'attendaient à ce que le représentant de la junte produise les preuves de ses accusations contre la France dont le représentant était dans la salle.
Curieusement, le ministre des affaires étrangères du Mali, s'est contenté d'accuser la France sans produire les « preuves concrètes ».
Pour justifier cela, il prétendu qu'il lui faut une réunion spéciale du Conseil de sécurité, pour produire ces fameuses preuves. Il est même allé jusqu'à demander à la France de convoquer cette réunion spéciale, en sachant très bien que la France, jamais, ne ferait une telle chose.
Depuis quand c'est un accusé qui porte la plainte de son accusateur ?
Vraiment le comportement de la junte est étonnante.
La Russie ne veut pas porter sa plainte, la Chine non plus et, la France, les États-Unis et le Royaume-Uni, ne le feront pas.
Donc, à quel moment, la Junte, aura l'occasion de présenter les preuves en question si personne ne veut porter sa plainte et si elle refuse de saisir les occasions qui lui sont données ?
Maintenant, c'est la France qui est accusée de ne pas aider le Mali à présenter ses preuves ?
C'est vraiment bizarre hein !
Sur le cas des soldats Ivoiriens retenus en otage au Mali, le représentant de la junte a déclaré qu'il ne s'agit pas d'une affaire qui concerne l'Onu et qu'il s'agit d'une affaire judiciaire. Dans le même temps, il a déclaré que la junte veut un règlement politique et diplomatique du dossier.
C'est à ne plus rien y comprendre.
Assale Tiemoko.
Député-maire de Tiassalé.