Soro : « j’ai été soulagé d’avoir contribué avec Gbagbo à réunifier la Côte d’Ivoire »
Revenant sur le 19 septembre 2002, Guillaume Soro s'est dit soulager d'avoir contribué avec Gbagbo à réunifier la Côte d'Ivoire.
Dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002, il est aux alentours de 3h du matin quand des hommes en armes lancent l'assaut sur plusieurs casernes et gendarmeries d'Abidjan. Mais la capitale économique n'est pas la seule ville à s'embraser. De manière simultanée, des attaques identiques sont menées dans le nord ivoirien, à Bouaké et Korhogo…
19 ans après, les Ivoiriens dans la grande majorité se souviennent du coup d'Etat manqué du 19 septembre 2002 contre l'ex-président Laurent Gbagbo qui s'est rapidement changer en rébellion.
Dans une déclaration publiée sur sa page Facebook, Guillaume Soro, est revenu le 19 septembre 2021, sur cette triste histoire de la Côte d'Ivoire.
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« 19 ans après, chaque camp peut faire le bilan. Jeter la pierre à l'Autre est un vieux réflexe humain. Et chaque camp peut choisir de nous condamner, c'est leur droit et c'est plus facile! Et je l'accepte et je l'assume. Certains de mes compagnons peuvent même en avoir opportunément honte aujourd'hui et se défausser sur le baudet. Là aussi je l'accepte et je l'assume. La vie est ainsi faite. La victoire a plusieurs pères et la défaite est orpheline » a lancé Guillaume Soro.
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Et d'ajouter, « si j'ai été un temps soulagé d'avoir fortement et résolument contribué avec le Président Laurent Gbagbo à réunifier la Côte d'Ivoire que menaçait une sécession, une partition; j'ai été particulièrement heureux d'avoir donné les cartes d'identité aux ivoiriens sans distinction, si j'ai été hardi pour organiser des élections en Côte d'Ivoire ( il fallait bien le faire! Et il fallait quelqu'un pour le faire), si j'ai avec conviction souhaité et lancé le processus de réconciliation en Côte d'Ivoire et demandé pardon au peuple ivoirien pour expier le mal ivoirien, je demeure déterminé à continuer à demander pardon à la Côte d'Ivoire pour tant de souffrances et douleurs causées et vécues. La Côte d'Ivoire ne doit pas oublier ses morts dans tous les camps. Je sais que Seuls la démocratie, la réconciliation, le pardon refermeront les plaies de la Côte d'Ivoire ».
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« En attendant, l'exilé politique que je suis paie sa part de responsabilité à la société même si je sais que d'autres voudraient me voir mourir. J'accomplis avec discipline ma traversée du désert avec mes compagnons épris d'idéal. Je ne me renierai pas ni ne gémirai et comme c'est Dieu qui donne la vie et la retire selon Sa Volonté, que Sa volonté soit faite ! Confions- nous sereinement à son jugement et à sa décision. Ainsi soit-il, » a-t-il conclu