Une chronique de Venance Konan interroge le parcours de Tidjane Thiam et son désengagement de la Côte d'Ivoire pendant plus de deux décennies.

Le débat sur la légitimité politique de s'intensifie. Dans une chronique, analyse le choix de l'ancien dirigeant de Credit Suisse de privilégier sa carrière internationale au détriment de son engagement pour la Côte d'Ivoire.

Le chroniqueur cite un texte révélateur écrit par Thiam pour l'Institut Montaigne, où ce dernier exprime sa « gratitude profonde et réelle pour l'éducation que la France m'a donnée », illustrant selon l'auteur son détachement du pays.

Un parcours contesté

« M. Thiam avait rompu avec la Côte d'Ivoire. Plus rien de ce qui touchait ce pays ne le concernait dorénavant », écrit Venance Konan. Il souligne l'absence du candidat lors d'événements majeurs : crises politiques, attentats de Grand-Bassam, victoires sportives.

Le chroniqueur pointe également l'absence de réaction face aux succès récents : « Nous avons gagné la CAN en 2015. M. Thiam n'a pas daigné féliciter la Côte d'Ivoire. Normal, puisque ce pays n'était plus le sien. »

« N'est-ce pas se moquer des Ivoiriens, à commencer par les militants du PDCI que d'avoir cette prétention-là ? » interroge l'auteur. Il rappelle le redressement du pays sous , « grâce au leadership d'Alassane Ouattara, grâce au travail de tous les Ivoiriens. »

Venance Konan conclut en questionnant la légitimité d'un retour politique après une si longue absence : « Lorsque vous revenez dans votre pays que vous avez abandonné pendant vingt et trois ans, remerciez ceux qui l'ont tenu, qui l'ont construit. »

A LIRE AUSSI