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Trafic de passeports et fraude à la nationalité en Côte d’Ivoire : des responsables politiques et hauts fonctionnaires impliqués ? révélations JA

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by Mohammed Ouattara
Police ivoirienne © Crédit Photo SerCom police de Côte d'Ivoire
Police ivoirienne © Crédit Photo SerCom police de Côte d’Ivoire

En Côte d’Ivoire, un vaste réseau de fraude à la nationalité et de passeports a été démantelé par les enquêteurs de l’ULGC (Unité de lutte contre la grande criminalité).

Le réseau était dirigé par Abbas Badreddine, un homme d’affaires d’origine libanaise, qui aurait bénéficié de complicités au sein du ministère des Affaires étrangères et de la Direction de la surveillance du territoire (DST).

L’enquête, menée par l’Unité de lutte contre la grande criminalité (ULGC), a débuté en mars 2023, après l’arrestation de plusieurs hommes d’affaires d’origine libanaise en possession de fausses plaques d’immatriculation diplomatiques. Les investigations ont ensuite permis de mettre au jour un réseau de falsification de documents administratifs, qui permettait d’obtenir des passeports ivoiriens en échange de sommes d’argent importantes.

Selon les informations de Jeune Afrique, les enquêteurs de l’ULGC (Unité de lutte contre la grande criminalité) ont estimé que la fraude pourrait concerner près de 120 000 passeports. Au moins 25 000 ont été retrouvés, dont 10 000 pour des Nigérians, 8 000 pour des Syriens et des Libanais, et des personnes d’autres nationalités, dont des Marocains.

L’affaire a suscité une vive indignation en Côte d’Ivoire, où elle est perçue comme une atteinte à la souveraineté nationale. Le gouvernement a promis de prendre des mesures pour renforcer les contrôles en matière de délivrance de passeports.

Les principales implications de l’affaire

L’affaire de fraude à la nationalité en Côte d’Ivoire a des implications importantes, tant sur le plan national qu’international.

Sur le plan national, l’affaire porte atteinte à la crédibilité des institutions ivoiriennes. Elle montre que des réseaux de corruption sont actifs au sein de l’administration, ce qui peut nuire à la confiance des citoyens dans le gouvernement.

Sur le plan international, l’affaire pourrait avoir un impact négatif sur la réputation de la Côte d’Ivoire. Elle montre que le pays est un terrain fertile pour la criminalité organisée, ce qui peut dissuader les investisseurs étrangers.

Les suites de l’affaire

L’affaire est toujours en cours d’instruction. Plusieurs personnes, dont Abbas Badreddine, ont été inculpées de divers crimes, notamment de faux et usage de faux, d’escroquerie et de blanchiment d’argent.

Les enquêteurs s’efforcent de déterminer l’ampleur du réseau et d’identifier tous les complices. Ils s’intéressent notamment à la possibilité que des responsables politiques ou des hauts fonctionnaires soient impliqués dans la fraude.

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par Mohammed Ouattara

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