Transition Burkina: Damiba rassure sur le respect des engagements pris auprès de la CEDEAO
Le président du Burkina, Paul-Henri Sandaogo Damiba, rassure sur le respect des engagements pris auprès de la CEDEAO pour une transition qui amènera une stabilité dans son pays.
M. Damiba a fait cette déclaration à l'issue d'une audience que lui accordée le président ivoirien, Alassane Ouattara, lundi 05 septembre 2022, au palais présidentiel à Abidjan Plateau.
Selon lui, la transition amènera un peu plus de stabilité à l'intérieur de son pays et organisera les élections pour un retour à un ordre constitutionnel normal. Il a exprimé sa gratitude à son homologue ivoirien pour l'accompagnement et le soutien du processus de transition avec la CEDEAO dans la démarche de réconciliation.
” Vous nous avez accompagné dans le processus de recréer une meilleure cohésion sociale au niveau du Burkina”, a-t-il fait savoir, indiquant que ces efforts devraient l'amener à s'appuyer sur l'expérience de la Côte d'Ivoire en matière de cohésion afin de ramener l'accalmie dans son pays.
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Pour sa part, le président Ouattara a fait savoir qu'il a apprécié les efforts du Burkina Faso en matière de dialogue et de réconciliation entre les populations qui sont un levier important pour recréer la confiance entre elles. Il a réitéré sa disponibilité à reprendre et renforcer la coopération économique et financière entre la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso dans le cadre de la sous- région.
M. Ouattara a invité son homologue à établir un calendrier de transition raisonnable qui aboutira à des élections démocratiques.
” Nous vous faisons confiance quant à votre décision de respecter les engagements que vous avez pris avec les organes de la CEDEAO”, a-t-il déclaré.
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Lors de la 61e session ordinaire de la CEDEAO à Accra, les chefs d'Etat et de gouvernement de l'organisation sous-régionale et les autorités burkinabè ont convenu d'une réduction de la durée de la transition à 24 mois, à compter du 1er juillet 2022.
Le 24 janvier de la même année, des militaires burkinabè avaient renversé l'ancien président Roch Marc Christian Kaboré qualifiant sa gestion de la situation sécuritaire de catastrophique.