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Tunisie: La Présidence invitée à lever le voile sur l’état de santé de Kaïs Saïed

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by Tristan Sahi
Tunisie: La Présidence invitée à lever le voile sur l’état de santé de Kaïs Saïed

Porté au pouvoir depuis le 25 juillet 2021, l’état de santé du président Kais Saïed  n’a cessé de se détériorer, plongeant ainsi le pays dans une une incertitude politique criarde.

La Tunisie souffre, depuis le 25 juillet dernier, d’une crise politique aiguë, lorsque le président Saïed avait imposé des « mesures d’exception », en limogeant le Chef du gouvernement, en suspendant les activités du Parlement avant de le dissoudre le 30 mars 2022, et en légiférant par voie de décrets.

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L’Instance nationale pour la défense des libertés et de la démocratie (INDLD) en Tunisie, a appelé mardi la Présidence de la République à lever le voile sur « l’état de santé » du président Kaïs Saïed, en publiant à cet effet un communiqué à l’attention de l’opinion publique.

C’est ce qui ressort d’un communiqué rendu public par l’INDLD (non gouvernementale), et consulté par l’Agence Anadolu.

Ladite instance – fondée par un groupe de militants politiques – a expliqué que son communiqué survient sur fond « d’informations publiées dans le magazine panafricain francophone « Jeune Afrique », qui confirmeraient « l’authenticité des enregistrements audio fuités, prêtés à Nadia Akacha, l’ancienne cheffe de cabinet du président tunisien Kaïs Saïed ».

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Des enregistrements prêtés à Nadia Akacha, dans lesquels on pouvait notamment y entendre des informations autour de l’état de santé du président, notamment psychologique, ainsi que sur l’interférence du cercle familial de Saïed dans ses décisions politiques, ont été relayés sur les réseaux sociaux.

Pour l’heure, la Présidence de la République tunisienne n’a pas réagi à ce sujet.

Concernant le placement en garde à vue du journaliste Salah Attia par la justice militaire, après ses déclarations sur l’armée tunisienne accordées samedi à la chaîne qatarie Al Jazeera, l’INDLD a dénoncé les poursuites judiciaires engagées contre des civils par des tribunaux militaires.

Par ailleurs, l’Instance nationale pour la défense des libertés et de la démocratie, a estimé que « la tenue du référendum visant à falsifier la volonté du peuple et à installer un régime autoritaire, rend le dialogue national qui se déroule à Dar Dhiafa à Carthage, nul et non avenu ».

« L’intensification de la lutte démocratique pour faire respecter l’Etat de droit et des institutions, est la seule voie de réforme et à même de permettre au pays de sortir du cercle vicieux de l’ignorance et de l’autoritarisme », ajoute l’INDLD.

Le 2 mai au soir, le président de la République avait annoncé la tenue d’un « dialogue national » duquel seront exclues plusieurs formations politiques, dont le parti d’obédience islamique Ennahdha, accusé par Saïed d’être responsable de la crise politico-économique qu’endure la Tunisie.

Quatre organisations ont été conviées à ce dialogue : L’Union générale tunisienne du travail (UGTT), l’Union Tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA – Patronat), la Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH) et de l’Ordre national des avocats de Tunisie.

Cependant, l’UGTT a refusé de prendre part à ce dialogue sous le format proposé par Saïed, estimant qu’il « n’est pas à même de sortir le pays de sa crise ».

Une première séance du dialogue national – censé sortir le pays de la crise politique – s’est tenue le 4 juin 2022.

Plusieurs forces politiques et civiles tunisiennes rejettent ces mesures qu’elles considèrent comme étant un « coup d’Etat contre la Constitution », alors que d’autres forces les considèrent comme étant une « restauration du processus de la révolution de 2011 », qui avait fait chuter l’ancien président Zine El Abidine Ben Ali (1987-2011).

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par Tristan Sahi

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