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Une grève des transports paralyse Tunis

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by Mohammed Ouattara
Une grève des transports paralyse Tunis
Supporters of Tunisia’s biggest political party, the moderate Islamist Ennahda, gather outside the parliament building in Tunis, Tunsia July 26, 2021. REUTERS/Zoubeir Souissi

Tramways, trains, autobus, tous les transports publics ont été paralysés ce mercredi 2 novembre 2022 par une grève des transports à Tunis.

Les gares routières et arrêts de bus étaient bondés de voyageurs qui attendaient depuis l'aube, se plaignant de ne pas pouvoir rejoindre leur lieu de travail.

Les agents de la société des transports de Tunis, Transtu, ont décrété une grève à durée indéterminée, au beau milieu des vacances scolaires locales, période où beaucoup de familles se déplacent dans l'agglomération de Tunis.

« Plus de 8.300 employés n'ont pas encore reçu leur salaire » d'octobre, plus de dix jours après la date habituelle de versement, a assuré Wajih Zidi, secrétaire général de la branche transports de la centrale syndicale UGTT, dans un communiqué.

Le responsable syndical a dénoncé « l'absence de réponse du ministère (des Transports) concernant la date de versement des salaires » et la « dégradation » des infrastructures, avec des centaines de bus et tramways inutilisables, faute de pièces ou d'entretien.

La Transtu exploite actuellement 250 autobus et 15 tramways et trains pour relier la capitale à la région du Grand Tunis, qui compte plus de 2 millions d'habitants.

Depuis la révolution de 2011, la est engluée dans des difficultés économiques qui ont été aggravées par la pandémie de Covid-19, faisant chuter la croissance et grimper le taux de chômage.

LIRE AUSSI: Le président Ouattara échange avec la Présidente de l'Ethiopie, Sahle-Work Zewde ce 2 novembre 2022

L'invasion de l'Ukraine par la Russie en février dernier a accentué la crise traversée par le pays, très dépendant de ses importations de céréales et de carburants, deux secteurs où les prix flambent.

Le pays est en outre en proie à de graves divisions politiques depuis le coup de force du président Kais Saied qui s'est accaparé tous les pouvoirs en juillet 2021.

LIRE AUSSI : Le PPA-CI rencontre avec une délégation de la CEI à Nouakchott

Au bord de l'asphyxie à cause d'un endettement dépassant les 100% du PIB, la Tunisie est parvenue à la mi-octobre à obtenir un accord de principe du Fonds monétaire international (FMI) pour un nouveau prêt de quasi 2 milliards de dollars dont l'approbation définitive est attendue en décembre.

En contrepartie, le gouvernement s'est engagé à des réformes dont les plus importantes sont une levée progressive des subventions aux produits de base en particulier le carburant et l'électricité et une restructuration des entreprises publiques qui ont le monopole de nombreux secteurs (transports, eau, énergie, céréales, médicaments).

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