Violence en Haïti : L’ONU s’inquiète des tensions politiques
Violence en Haïti: L'ONU à travers le HCDH a exprimé, sa préoccupation face à la recrudescence de l'insécurité liée aux gangs en Haïti
« Nous craignons que l'insécurité, la pauvreté et les inégalités structurelles persistantes en Haïti, associées à des tensions politiques croissantes, ne conduisent à un mécontentement public suivi d'une violente répression policière et d'autres violations des droits de l'homme », a déclaré la porte-parole du HCDH, Marta Hurtado, lors d'un point presse à Genève.
Cette mise en garde intervient alors que le Service des droits de l'homme du Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH) vient de publier mardi un rapport sur les abus commis par les forces de l'ordre haïtiennes et les gangs pendant les troubles sociaux de 2018-2019. « Le document montre un schéma de violations des droits de l'homme et d'abus suivis d'une absence quasi totale de reddition des comptes », a expliqué Mme Hurtado.
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Selon les services de la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Michelle Bachelet, les enlèvements contre rançon, les attaques de bandes criminelles contre des quartiers perçus comme rivaux et l'insécurité généralisée ont augmenté ces derniers mois en Haïti, dans « un contexte d'impunité presque totale ».
Face donc aux abus notés dans le rapport, les services de Mme Bachelet invitent les autorités haïtiennes à prendre des mesures pour éviter la répétition de telles violations et les agents des forces de l'ordre à respecter les normes internationales concernant l'usage de la force lors des marches de protestation des citoyens.