Violences sexuelles sur les enfants en Côte d’Ivoire: des sanctions plus sévères exigées par la société civile

La société civile contre le viol des femmes et les enfants mineures a tenu le 15 octobre 2019 point de presse pour dire non aux viol sur les enfants.

« Trop c’est trop, nous ne pouvons pas en tant que femmes accepter que des gens,  à tout moment, violent nos sœurs, nos enfants mineures dont des nourrissons et disparaissent comme si de rien n’était », se sont indignées les femmes réunies au sein du collectif de la société civile contre le viol en Côte d’Ivoire, à travers leur porte-parole, .

Pour le collectif, il est temps de sortir des critiques émotionnelles. Dans ce sens, les organisations membres demandent aux autorités étatiques l’adoption de nouvelles dispositions législatives inscrivant l’application de  mesures draconiennes à l’encontre des individus mis en cause dans les cas de viols sur les femmes et les enfants.

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Notamment l’ablation des organes génitaux des violeurs, la création d’un tribunal spécial des auteurs des  faits de viols, la mise en place d’un observatoire sur toutes formes de violences faites aux femmes et aux enfants, l’institution d’une journée nationale de lutte contre les violences sexuelles et en particulier les viols pour l’avènement de la tolérance zéro.

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Par ailleurs, les responsables des organisations non gouvernementales (ONG) parmi lesquelles, Rachel Gogoua de l’, (), de ‘‘’’, de ‘‘Vivre sans violence’’, de ‘‘’’ invitent le gouvernement à inscrire la question du viol au rang de ces priorités afin de mettre fin au phénomène devenu récurent depuis quelques mois dans le pays.

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Pour  soumettre leurs doléances relatives aux violences dont elles font l’objet, des rencontres avec les ministères de tutelles et certaines organisations internationales sont prévues dans les prochains jours à l’agenda des responsables du collectif de la société civile contre le viol.

Les statistiques sur le viol, sont alarmantes. Selon l’, pour l’année 2018, on enregistre 644 cas de viol sur mineures dont 17 fillettes de 0 à 4 ans, 55 fillettes de 5 à 9 ans, 196 filles de 10 à 14 ans, 181 adolescentes de 15 ans à 18 ans.

Le cas le plus atroce et le plus récent est celui de la petite Grâce de , souligne-t-on.

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