Représentant le Président Alassane Ouattara à la 18e World Policy Conference en France, la Ministre d'État Nialé Kaba a plaidé pour une réforme du Conseil de sécurité.
La Ministre d'État, Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale, Nialé Kaba, participe depuis le vendredi 24 avril 2026 à la 18e édition de la World Policy Conference (WPC) à Chantilly, en France. Mandatée par le Président de la République, Alassane Ouattara, elle prend part à ce sommet international qui réunit des figures de premier plan, dont le Président du Sénat français, Gérard Larcher, et le Patriarche Bartholomée Ier. Les travaux, qui s'achèvent le dimanche 26 avril 2026, portent sur le thème de la gouvernance mondiale face aux enjeux de fragmentation et d'interdépendance.
Au cours des échanges, la cheffe de la diplomatie ivoirienne a exposé la vision de la Côte d'Ivoire sur les grandes mutations contemporaines. Son intervention a balayé des sujets stratégiques tels que le commerce international, la finance numérique, les mutations technologiques et la sécurité globale. Elle a insisté sur le fait que l'architecture actuelle des institutions internationales ne reflète plus les réalités géopolitiques du 21e siècle, appelant à une mise à jour profonde des mécanismes de décision.
L'un des points majeurs de son plaidoyer concerne la réforme des Nations Unies (ONU) et de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Nialé Kaba a réitéré la demande de l'Afrique pour une représentation permanente au Conseil de Sécurité des Nations Unies. Pour Abidjan, cette inclusion est indispensable pour garantir une légitimité aux décisions impactant la paix et la sécurité sur le continent. Elle a également souligné l'urgence de transformer le système financier international afin que les pays en développement puissent accéder à des financements moins coûteux pour leur transformation économique.
Transition climatique et régulation numérique au centre des débats
Sur le volet environnemental et technologique, la Ministre d'État a réclamé un financement équitable de la transition climatique, estimant que les pays africains, bien que faiblement émetteurs, subissent de plein fouet les dérèglements. Elle a par ailleurs alerté sur les dangers de la révolution numérique. La Côte d'Ivoire préconise une régulation mondiale stricte pour contrer la désinformation, les cyberattaques et l'usage militaire des technologies par des groupes non étatiques, des menaces directes pour la stabilité régionale en Afrique de l'Ouest.
La présence ivoirienne à Chantilly confirme la stratégie diplomatique du Chef de l'État visant à repositionner la Côte d'Ivoire comme un acteur influent dans les instances de décision mondiales. En portant ces messages, Nialé Kaba réaffirme l'engagement du pays pour un développement inclusif et une paix durable. Ce sommet de la WPC constitue une plateforme pour Abidjan afin de nouer des partenariats stratégiques et de promouvoir une gouvernance plus responsable au service des populations.