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Accusation de déstabilisation du Burkina : la diplomatie ivoirien à l’épreuve, Fernand Dédeh interpelle le gouvernement

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by Mohammed Ouattara
Capitaine Traoré, président Transition du Burkina et le président ivoirien Alassane Ouattara
Capitaine Traoré, président Transition du Burkina et le président ivoirien Alassane Ouattara © Crédit Photo DR

Les tensions entre la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso s'intensifient suite aux accusations de déstabilisation. Le gouvernement ivoirien est appelé à réagir fermement.

Les tensions entre la Côte d'Ivoire et le atteignent un nouveau sommet suite aux récentes accusations de déstabilisation. Le journaliste ivoirien Fernand Dédeh appelle le gouvernement ivoirien à réagir face aux allégations burkinabè, dans un décryptage publié sur sa page Facebook ce mercredi 25 septembre 2024.

Les autorités burkinabè accusent la Côte d'Ivoire d'abriter des « mouvements subversifs » visant à déstabiliser le Burkina Faso. Ces allégations, qualifiées de « graves » par Fernand Dédeh, ne peuvent plus être ignorées par le gouvernement ivoirien. Le journaliste souligne la nécessité d'une réponse claire et ferme de la part de la diplomatie ivoirienne.

Le 23 septembre 2024, le ministre burkinabè de la Sécurité, Mahamadou Sana, a déclaré sur la télévision nationale que des civils et militaires burkinabè vivant en Côte d'Ivoire auraient tenté de déstabiliser les institutions du Faso. Il a également évoqué l'implication présumée de puissances étrangères dans ces tentatives.

La position de la Côte d'Ivoire

Fernand Dédeh rappelle la position traditionnelle de la Côte d'Ivoire : « La Côte d'Ivoire n'a jamais tenté de déstabiliser le Burkina Faso. » Le journaliste souligne l'engagement humanitaire du pays, qui accueille de nombreux ressortissants étrangers, dont des Burkinabè fuyant l'instabilité dans leur pays.

Selon le recensement de 2021, les étrangers représentent 22% de la population ivoirienne. Parmi eux, on compte « trois millions de Maliens, autant de Burkinabè et sept cent mille Nigériens », précise Dédeh.

Les enjeux diplomatiques

Le journaliste met en garde contre les conséquences de ces accusations sur les relations bilatérales et la sécurité des Ivoiriens au Burkina Faso. Il appelle à la prudence, déclarant : « Attention au revers du dépit amoureux ! »

Fernand Dédeh insiste sur la nécessité pour la Côte d'Ivoire de répondre à ces allégations : « Il faut rassurer les Ivoiriens et les Ivoiriennes que le mensonge va vite, mais la vérité franchit toujours la ligne d'arrivée avant lui. »

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Cette situation met en lumière la complexité des relations entre les deux pays voisins, dans un contexte régional marqué par l'instabilité politique et les menaces sécuritaires. La réponse du gouvernement ivoirien sera déterminante pour l'évolution de cette crise diplomatique.

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