Pourquoi la Cour africaine n’a pas annulé le mandat d’arrêt de Soro
Mamadou Traoré revient sur l'affaire Soro et apporte des précisions sur la dernière décision de la Cour africaine qui suspend son mandat d'arrêt.
Je tiens à préciser aux clients du Restaurant, ainsi qu'à ses mendiants, que ce que les avocats de Guillaume Soro ont demandé à la cour africaine des droits de l'homme, c'est la suspension des mandat d'arrêt et de dépôt pris contre Guillaume Soro et ses hommes vu la violation flagrante de leurs droits par l'Etat de Côte d'Ivoire.
Les avocats n'ont pas demandé l'annulation de ces mandats puisque leur requête ne portait pas sur le fond du dossier.
En français simple, la cour africaine des droits de l'homme demande à l'état de Côte d'Ivoire de permettre à Guillaume Soro de rentrer dans son pays pour mener ses activités politiques en attendant qu'elle ne statut sur le fond du dossier.
Elle demande également à l'Etat de Côte d'Ivoire de libérer les proches de Guillaume Soro en prison en attendant qu'elle ne statut sur le fond de leur dossier. Ce sont donc des mesures provisoires qu'elle demande à l'Etat de Côte d'Ivoire de prendre et non des mesures définitives.
Si en Juin, elle constate que le fond de dossier des mis en cause est valable, elle pourra donc demander à l'Etat de Côte d'Ivoire de poursuive ses mandats d'arrêt et de dépôt contre eux. Si par contre, si elle constate que le fond est vide, elle pourra demander l'annulation pure et simple de ces mandats. Voici l'explication de cette décision.
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Si l'Etat de Côte d'Ivoire décide de ne pas appliquer cet arrêt, il se mettra dans une situation fragile. Il demontrera à tous qu'il est un État qui ne respecte pas les droits de ses concitoyens comme l'a d'ailleurs affirmé Amnesty International.
Souvenons nous que c'est comme cela que Laurent Gbagbo s'est mis en difficulté en n'appliquant pas les décisions prises lors des négociations inter-ivoiriennes. Cela l'a fragilisé et nous avons vu comment il a été sanctionné par la communauté internationale. L'Etat de Côte d'Ivoire peut donc décider de se mettre à dos toute la communauté internationale. En tout cas, c'est mon vœux le plus ardent.
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La balle est donc dans le camp de l'Etat de Côte d'Ivoire qui est signataire des textes qui régissent le fonctionnement de la cour africaine des droits de l'homme.