Bouaké : Colère des étudiants et paralysie des lycées après des affrontements avec des gardes pénitentiaires

Affrontement Bouaké
Affrontement Bouaké

Des hommes armés ont fait irruption au campus 2 de l’université Alassane Ouattara de le mercredi 28 novembre 2018 aux environs de 18 heures. Après leur forfait, il y a eu de nombreux blessés dont un aurait succombé à ses blessures. C’est cette situation qui a amené les élèves et étudiant dans la rue ce jeudi 29 novembre 2018.

Des querelles personnelles entre un garde pénitentiaire du camp pénal de Bouaké et un étudiant du campus 2 seraient à l’origine de cette situation. Selon un étudiant sur les lieux de l’attaque, les gardes pénitentiaires seraient venus pour régler leurs comptes aux étudiants. « Ils étaient munis d’armes à feu, mais aussi d’armes blanches.

Plusieurs éléments des gardes pénitentiaires ont franchi l’entrée du campus pour se faire justice. Nous ne pouvons pas les laisser amener l’un des nôtres sans nous opposer. C’est impossible. Comme ils ont des armes, ils ont commencé à tirer sur nous, on a riposté avec des jets de pierres. Nous avons fait les frais en ayant des camarades blessés à balles réelles. Six de nos amis ont été touchés par balles et cinq camarades ont été blessés par des armes blanches », a-t-il expliqué.

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Pourtant, des sources proches des gardes pénitentiaires quant à elles dénoncent l’attitude des étudiants. Un habitant de la ville de Bouaké explique sa version en ces termes : « Dans la journée de mercredi, un agent a été agressé après un retrait d’argent dans une banque. Il a reconnu un étudiant parmi ses agresseurs et a décidé de se rendre au campus avec ses collègues pour réclamer ce qui lui avait été volé. C’est à leur arrivée qu’ils ont reçu des jets de pierres. Ils sont alors retournés sur leur base pour prendre de quoi se défendre ».

Toujours selon nos sources, le calme est revenu vers 21 heures après le passage des forces de l’ordre et des sapeurs-pompiers militaires sur le campus. Les blessés ont été transportés au Centre hospitalier et universitaire (CHU) de Bouaké. Cependant, dès le lendemain, les étudiants ont délogé les élèves des écoles publiques et privées de la ville pour dénoncer les actes des gardes pénitentiaires.

Roxane Ouattara

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