Paul-Henri Damiba, le président du Burkina Faso, a annoncé la création de comités locaux de dialogue avec des groupes armés jihadistes.

« Pour créer les conditions d'un engagement total de tous autour de l'essentiel, qui est de recouvrer l'intégrité de notre territoire (…), j'ai décidé de la création de comités locaux de dialogue pour la restauration de la paix, dont la mission est d'initier des approches avec les membres des groupes en rupture de dialogue avec la nation », a déclaré M. Damiba dans un discours à la nation vendredi.

Ces comités auront pour but « d'aménager des passerelles pour permettre à ceux qui par naïveté, par appât du gain, par contrainte ou par désir de vengeance, ont été entrainés dans une spirale extrémiste », a-t-il expliqué.

Le lieutenant-colonel Damiba a également annoncé « l'interdiction formelle aux populations civiles de résider ou de mener des activités dans certaines zones d'opérations militaires » et « la restriction des manifestations à caractère politique ou associatif de nature à perturber l'ordre public ou à mobiliser des forces de sécurité dont la contribution serait plus opportune au front ».

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« La recrudescence des attaques terroristes ces derniers temps ne peut pas et ne doit pas être lue comme le signe de l'inaction ou de l'inefficacité de ce que nous sommes en train de déployer sur le terrain », a-t-il affirmé.

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Il a en outre évoqué la période de trois ans avant un retour à l'ordre constitutionnel, « décidé de façon consensuelle par l'ensemble des forces vives de notre nation » et qui « tient compte d'une réalité qui est la seule vraie préoccupation du peuple Burkinabè actuellement, à savoir la situation sécuritaire ».

« Plus vite nous arriverons à juguler cette situation et plus vite nous amorcerons un retour à un ordre constitutionnel normal », a-t-il conclu.