Condamnation de Jacques Mangoua: « le droit a été dit », selon le procureur de Bouaké

Le procureur de la République de Bouaké, Koné Braman,
Le procureur de la République de Bouaké, Koné Braman,

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Le procureur de la République près le tribunal de première instance de Bouaké, Koné Braman, a battu en brèche vendredi 4 octobre 2019 la thèse du « complot politique » distillée dans la presse par certaines personnes dans le cadre du procès du président du conseil régional du Gbêkê et vice-président du PDCI-RDA, Jacques Mangoua, qui s’est déroulé jeudi 3 octobre 2019.

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« Jacques Mangoua Jacques a été traduit devant le tribunal correctionnel suivant la procédure de flagrant délit pour répondre des faits de détention illégales de munitions de guerre. Il a été reconnu coupable et condamné à cinq ans d’emprisonnement ferme, cinq millions FCFA d’amende et cinq ans de privation des droits tel que prévu par le code pénal. En réalité, il ne s’agissait pas d’une infraction politique. Il s’agissait bel et bien d’une infraction de droit commun », a-t-il déclaré au cours d’un point de presse.

Il a fait observer qu’au cours de la même audience, d’autres prévenus ont été poursuivis pour les mêmes faits de détention illégalement d’armes à feu, notamment, des armes de guerre et ces prévenus ont été déclarés coupables et condamnés par le tribunal à dix années d’emprisonnement ferme.

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Le chef du parquet du tribunal de première instance de Bouaké a expliqué que les moyens de défense invoqué par le conseil de Jacques Mangoua étaient basés sur le fait qu’un individu aurait escaladé la clôture haut de 3m avec des pointes de sécurité, mais la perquisition de la résidence de ce dernier a permis de voir qu’il n’y avait aucune trace ni sur la clôture ni sur le sol.

« Et comme cet argument ne pouvait pas prospérer, la solution trouvée c’est de crier au complot politique. La vérité c’est que Jacques Mangoua n’a pas pu rapporter la preuve que les munitions et les machettes trouvées à son domicile ne lui appartenaient pas. Dans ce procès, nous n’avons fait qu’appliquer la loi de 92. J’estime donc que le droit a été dit hier », a-t-il indiqué.

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