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Côte d’Ivoire / Finances publiques : la société civile appelle à une meilleure gestion

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by Dofra Sekongo
Côte d’Ivoire / Finances publiques : la société civile appelle à une meilleure gestion

Comment obtenir une meilleure gouvernance de la Gestion des Finances Publiques (GFP) grâce à une participation plus accrue des femmes ?

C’est la question centrale qui a suscité la mise en œuvre du projet dénommé ‘’Finances Publiques, Je participe’’ Co-financé par l’Union Européenne (UE), la Friedrich Ebert Stiftung et le Réseau Ivoirien pour la Défense des Droits de l’Enfant et de la Femme (RIDDEF).

Ce jeudi 5 octobre 2023, ces structures ont réuni au cours d’un atelier baptisé ‘’Visite institutionnelle déplacée’’ à Abidjan-riviera, une trentaine d’organisations venues des régions de Daloa, Korhogo, Bondoukou et Abidjan.

L’objectif général de cette activité a été de favoriser la découverte, par les femmes du projet ‘’Fiances publiques, je participe !’’ des institutions impliquées dans la GFP en Côte d’Ivoire, afin de mieux s’approprier les mécanismes de la Gestion des Finances Publiques et renforcer la pertinence des plaidoyers.

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Cet atelier a enregistré la participation des structures qui ont un lien direct avec la gestion des ressources publiques telle que : la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique, la Douane, la Cour des Comptes, la Direction Générale du Budget et du Portefeuille de l’Etat , le Ministère du Plan et du Développement, la Direction Générale des Impôts, l’Inspection Générale des Finances Publiques, la Direction Générale de la Décentralisation et du Développement Local, la Direction des Marchés public etc.

L’exercice pour ces structures étaient de présenter leurs différents dispositifs en matière de gestion des ressources publiques. Les échanges issues de la série de questions-réponses ont permis aux leaders d’associations féminines présentent de mieux appréhender le sujet.

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Cette activité, notons le,  a démarré par une cérémonie d’ouverture avec les allocutions des structures partenaires  au projet.

Pour la présidente du Réseau Ivoirien pour la Défense des Droits de l’Enfant et de la Femme, Ayemou Chantal, ce projet montre des résultats déjà ‘’satisfaisants’’. «  Plus de 120 femmes ont vu leurs capacités renforcées et elles ont pu sur cette base produire  des notes d’analyse par région qui relèvent leurs problèmes ou difficultés vécus. La visite institutionnelle déplacée de ce jour va leur donner davantage les éléments nécessaires pour améliorer leurs plaidoyers », a-t-elle indiquée.

Le représentant résident de la Friedrich Ebert Stiftung, Dr Félix Gerdes, quant à lui, a indiqué que « la société civile ivoirienne doit s’imposer pour s’offrir ce qu’elle souhaite ». Pour lui, Il est « primordial que les organisations féminines puissent avoir un regard sur la gestion des finances publiques dans un  État parce qu’elles sont le socle de la société », a-t-il qualifié.

Cette rencontre a reçu l’appui institutionnel de la Préfecture du district d’Abidjan. Représentée par KA Archimelle, elle a, au nom du Préfet d’Abidjan, saluée cette démarche « citoyenne qui met la femme au cœur des initiatives publiques ». Pour la représentante du Préfet, ce cadre d’échange est un moyen efficace qui « permet de vulgariser les structures impliquées dans le processus de la Gestion des Finances Publiques en Côte d’Ivoire ».

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Pour les bénéficiaires c’est un lieu d’apprentissage collectif.

Coulibaly Mariam est présidente des femmes fileuses et tricoteuses de ‘’Waragnené’’ (dans le nord de la Côte d’Ivoire ). « Ce programme nous a ouvert l’esprit. Nous souhaiterions que d’autres femmes puissent en bénéficier pour que le suivi d’une meilleure gestion des ressources publiques soit une réalité sur toute l’étendue du territoire national », a-t-elle plaidée. Elle indique, par ailleurs, que son organisation mènera un plaidoyer sur l’alphabétisation.

Précisons que les besoins exprimés par ces associations féminines sont globalement liées aux conditions d’accès au bien public tel que : la santé, l’école, l’eau, l’électricité etc.

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par Dofra Sekongo

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