Coton culture à Niakara : des jeunes optent de plus en plus pour l’agricultures
Les jeunes agriculteurs de Niakara optent de plus en plus pour la culture du coton, un secteur agricole majoritairement dominé.
“Le travail du coton est harassant, méticuleux et prend du temps mais c'est de loin la filière agricole la mieux organisée et ce, avec des retombées financières garanties et sûres “, a relevé Venance Ouattara Diomlin (32 ans), un agriculteur originaire de Niakara, dans un échange, mercredi 10 février 2021, avec l'AIP.
Ce jeune opérateur agricole et son ami, René Coulibaly Kilametou, revendiquent l'exploitation de quatre hectares de coton et ce, au titre de la campagne 2020, jugeant leurs revenus en récolte de coton “nettement plus fiables et plus viables que les gains en dents de scie de la noix de cajou”.
Comme eux, Atchoumnan Koné, l'un des rares paysans non natifs de Niakara, ayant cultivé le coton sans interruption et ce, depuis la crise militaro-politique de 2002-2010, estime que “la jeunesse du département de Niakara gagnerait à s'investir dans le coton”.
“La météo demeure la seule inconnue dans la filière coton qui, elle-même, constitue un soutien et un allié de taille à la culture céréalière avec disponibilité d'intrants”, a souligné M. Koné.
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De plus en plus, dans des localités villageoises du département de Niakara, de jeunes agriculteurs Tagbanan optent pour la cotonculture, un secteur dominé par des producteurs venus en général des régions du Poro (Korhogo), du Tchologo (Ferkessédougou) et de la Bagoué (Boundiali), majoritairement à la faveur de crise de 2002-2010.
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Un changement “progressif ” de pratique culturale rendu possible dans le département, en partie grâce aux investissements en infrastructures sociales (eaux, écoles, salubrité et routes ) induits par le zonage, la compagnie ivoirienne de coton (COIC), l'unique société d'égrenage opérant dans la région du Hambol (Katiola), constate-t-on.