Les députés PDCI-RDA ont quitté l'hémicycle ce lundi 30 juin 2025 pour protester contre le refus du pouvoir d'ouvrir un dialogue politique avant octobre 2025.

L'incident a éclaté en pleine cérémonie solennelle. Ce lundi 30 juin, les députés ont créé la surprise en quittant l'Assemblée nationale lors de la clôture de session. Un geste spectaculaire orchestré devant les invités de marque, dont le président de l'Assemblée congolaise Isidore Mvoumba et plusieurs ambassadeurs.

Cette protestation intervient à quatre mois de l'élection présidentielle. « Le mépris et l'indifférence du Pouvoir d'ouvrir le dialogue politique », dénonce le groupe parlementaire dans sa déclaration officielle. Une escalade qui témoigne des tensions croissantes entre opposition et pouvoir.

Des revendications précises

Les députés PDCI-RDA pointent plusieurs dysfonctionnements. Ils exigent « une réforme urgente et inclusive de la CEI, impliquant tous les acteurs politiques ». Leur liste de griefs inclut la révision de la liste électorale et l'inscription des leaders radiés : , , Charles et .

« L'exigence illégale avant d'être parrainé de l'inscription de tout candidat sur une liste électorale provisoire », constitue selon eux un dépassement des prérogatives de la Commission électorale. Une procédure qu'ils jugent contraire au droit constitutionnel.

Un climat politique tendu

L'opposition dresse un tableau sombre de la situation actuelle. Les députés évoquent des « manœuvres d'intimidation » et citent les arrestations d'Innocent Yao, président de la J-PDCI Rurale, du communicateur « Macron 1er » et de l'ancien ministre Joël N'Guessan.

« Sous le prétexte de l'exclusion de candidats, certains ivoiriens ont pris des armes contre d'autres, entraînant plus de 3000 morts », rappellent-ils en référence à la crise de 2010-2011. Un avertissement à peine voilé sur les risques de déstabilisation.

Le groupe parlementaire interpelle désormais « la Communauté internationale » et invite le président Ouattara à « prendre les décisions urgentes pour une paix durable ». Une montée en pression qui intervient dans un contexte déjà fragile à l'approche du scrutin d'octobre 2025.

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