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CPI en Côte d’Ivoire : Fermeture du bureau d’Abidjan mais enquête maintenue sur les autres factions du conflit

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by Christian Aka
CPI
La cour de la CPI © Crédit Photo AIP

Malgré la fermeture du bureau de la CPI en Côte d'Ivoire, le procureur adjoint Mandiaye Niang confirme la poursuite de l'enquête sur les autres factions du conflit.

La fermeture du bureau de la en Côte d'Ivoire ne marque pas la fin des investigations. Stéphanie Maupas, correspondante de RFI à La Haye, révèle que le greffe de la Cour pénale internationale a annoncé dans son budget prévisionnel 2025 la fermeture à venir de son bureau à Abidjan.

Cette information a été relayée mi-septembre par le gouvernement ivoirien. , porte-parole du gouvernement, a déclaré à l'issue d'un Conseil des ministres : « Si le bureau de la CPI estime qu'il a fini sa mission ici et qu'il doit fermer, nous ne pouvons que nous en réjouir ».

Enquête toujours active

Malgré cette annonce, l'enquête de la CPI en Côte d'Ivoire se poursuit. Mandiaye Niang, procureur adjoint de la CPI, a confirmé à RFI la continuation des investigations. « Nous maintenons notre cap, qui est l'enquête sur les autres factions », a-t-il affirmé.

Ce second volet de l'enquête, ouvert en 2016, concerne la rébellion des Forces nouvelles de Guillaume Soro. L'ancien chef rebelle, qui a occupé les postes de Premier ministre et de président de l'Assemblée nationale, vit en exil depuis 2019.

Défis de l'enquête

Le procureur adjoint Mandiaye Niang souligne les obstacles rencontrés dans cette enquête. Il explique à RFI : « L'enquête est une activité exploratoire. On explore, on suit des pistes, on identifie des gens. Mais quant à voir ces gens venir, coopérer avec nous, nous donner les preuves, quant à avoir accès à certaines informations, que ce soient des comptes-rendus téléphoniques ou autre chose (…) tout cela est un véritable parcours d'obstacles ».

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Les enquêteurs de la CPI ne disposent pas de pouvoirs de police. Ils dépendent de la coopération des États, obligatoire pour les pays ayant ratifié le traité de la Cour, comme la Côte d'Ivoire en 2013.

Mandiaye Niang rappelle que lors du premier volet de l'enquête, concernant Laurent Gbagbo, Simone Gbagbo et Charles Blé Goudé, les autorités ivoiriennes « nous avaient beaucoup aidé ». Ce premier volet avait été ouvert peu après la fin des violences post-électorales de 2010-2011.

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