Cybercriminalité en Côte d’Ivoire : diffamation en ligne, elle voulait régler ses compet via internet et finit en prison
La cybercriminalité frappe en Côte d'Ivoire : une entrepreneuse de mode se retrouve victime de diffamation en ligne. La PLCC intervient dans cette affaire qui révèle les dangers du web.
Les réseaux sociaux deviennent le théâtre de règlements de comptes personnels. KKA, une vendeuse de vêtements et de lunettes, en a fait l'expérience récemment. Son histoire met en lumière les conséquences de l'utilisation irresponsable des plateformes en ligne.
KKA utilise TikTok pour promouvoir son commerce. Elle y publie des vidéos présentant ses produits, créant ainsi un lien direct avec sa clientèle. Cette méthode lui permet de développer une communauté de clients.
Un conflit personnel dégénère en ligne
Un jour, une cliente recommande la boutique de KKA à une connaissance. Cette simple mention déclenche une réaction inattendue. La personne contactée, TAB, lance une campagne de cyberharcèlement contre KKA. Elle utilise des profils anonymes pour publier des vidéos injurieuses et diffamatoires.
KKA choisit d'abord de garder le silence. Cependant, face à la persistance des attaques, elle décide d'agir. Elle porte plainte auprès de la Plateforme de Lutte Contre la Cybercriminalité (PLCC). Cette démarche marque le début d'une enquête.
La PLCC intervient
La PLCC, en collaboration avec le Laboratoire Criminalistique Numérique (LCN), mène l'enquête. Leurs investigations aboutissent à l'identification et à l'interpellation de TAB.
Lors de son audition, TAB reconnaît être l'auteure des publications diffamatoires. Elle explique : « J'ai publié une annonce sur mon réseau social pour trouver des paires de lunettes. En voyant le nom de KKA apparaître dans les commentaires, j'ai réagi en laissant des messages virulents à son égard. »
TAB admet que sa réaction découle d'un conflit personnel préexistant avec KKA. Elle exprime des regrets et présente ses excuses à la victime. Malgré ces remords, les conséquences juridiques de ses actes ne peuvent être évitées.
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L'affaire se conclut par le transfert de TAB au parquet. Elle est poursuivie pour injure et diffamation via un système d'information, conformément aux articles 60 et 61 de la loi n°2013-451 du 19 juin 2013 relative à la lutte contre la cybercriminalité en Côte d'Ivoire.
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