L'Université ivoirienne procède depuis ce samedi 5 octobre 2025 à l'expulsion immédiate d'étudiants occupant illégalement des chambres. Jean Bonin, président de FIER, appelle à plus d'humanité.

L'Université ivoirienne se trouve au cœur d'une polémique suite à la décision d'expulser sans délai les occupants illégaux des chambres universitaires. Cette mesure, prise par les ministres en charge de la sécurité et de l'enseignement supérieur, soulève des questions sur son caractère humain et sa légalité.

Une décision controversée

, président de FIER, critique vivement cette approche. Il déclare : « Leur demander de le faire SANS DÉLAI alors même que certains occupent ces logements depuis des années m'apparaît précipité et inhumain. » Bonin souligne que même dans des cas d'occupation illégale, la loi prévoit généralement un délai de préavis.

Le juriste rappelle que « même un locataire qui cumule des années d'impayés de loyers ou un squatter d'immeuble ont des droits. » Il argue que l'octroi d'un délai raisonnable n'aurait pas compromis l'objectif final de l'opération.

Les conséquences potentielles

Bonin met en garde contre les répercussions de cette décision. Il affirme : « On ne résout pas un problème en en créant d'autres. Or, cette façon de faire pourrait engendrer de gros problèmes existentiels pour certains étudiants complètement démunis ou qui n'ont pas de familles dans leur entourage immédiat. »

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Le président de FIER pointe également du doigt la responsabilité des autorités dans cette situation. Il déclare : « Vous avez péché par défaut en laissant ces personnes occuper depuis plusieurs années illégalement ces lieux sans aucune réaction de votre part, en dépit de nos nombreuses dénonciations. » Bonin conclut en appelant les ministres à « mettre en toute chose l'être humain au centre de vos actions. »

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