Un nouveau barème des prix des produits pétroliers est entré en vigueur en Côte d'Ivoire le samedi 1er août 2026. Selon un document de la Direction générale des hydrocarbures (DGH), rattachée au ministère des Mines, du Pétrole et de l'Énergie, daté du vendredi 31 juillet 2026, le litre de super sans plomb passe à 905 francs CFA sur l'ensemble du territoire national, contre 820 francs CFA le mois précédent. Le gasoil moteur est fixé à 725 francs CFA le litre et le pétrole lampant à 780 francs CFA. Les prix des bouteilles de gaz butane sont également revalorisés, de 2000 francs CFA pour le format de 6 kg à 13 000 francs CFA pour celui de 28 kg.
Cette révision a immédiatement suscité une réaction du Parti des peuples africains - Côte d'Ivoire (PPA-CI). Dans une déclaration signée par Tchéidé Jean Gervais, commissaire général du Pacte social du parti, la formation dénonce une nouvelle atteinte au pouvoir d'achat des ménages et réclame la suspension de la hausse, l'ouverture d'un dialogue sur la fixation des prix et un mécanisme de lissage tarifaire.

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Le juriste Jean Bonin, ancien vice-président du Front populaire ivoirien (FPI), a réagi le même jour à cette déclaration. Il dit partager l'inquiétude sur les conséquences de la hausse pour les ménages, mais reproche au PPA-CI de passer sous silence la dépendance ivoirienne aux importations pétrolières. Le pays reste, selon lui, un petit producteur à l'échelle mondiale dont l'extraction ne couvre pas les besoins nationaux.
Le prix à la pompe, un enjeu budgétaire
Jean Bonin rappelle que le prix à la pompe ne dépend pas uniquement du cours du baril, mais aussi du raffinage, du transport maritime, du taux de change du dollar et de la fiscalité. Il se montre réservé face à l'idée d'un gel durable des prix, estimant qu'une telle mesure reporterait la charge sur le budget de l'État, au détriment d'autres postes comme l'éducation, la santé ou les infrastructures.

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Pour l'ancien cadre du FPI, le débat ne devrait pas opposer partisans de la hausse et défenseurs d'un blocage des prix, mais porter sur la protection ciblée des ménages les plus vulnérables sans déséquilibrer les finances publiques. Il appelle à un débat fondé sur des données chiffrées plutôt que sur des positions tranchées.
Un écart chiffré entre les deux textes
Sur le montant exact de la hausse du gasoil, un écart apparaît entre les deux textes : le PPA-CI évoque un passage de 655 à 705 francs CFA, quand le document officiel de la DGH fixe le gasoil moteur à 725 francs CFA pour la période du 1er au 31 août 2026.

