Le projet de loi portant politique nationale d'endettement et de gestion de la dette ivoirienne a franchi une étape importante ce mardi 14 mai 2024.

Adopté à l'unanimité par les membres de la Commission des Affaires Économiques et Financières (CAEF) du Sénat, ce texte vise à encadrer l'endettement de l'État et à accroître la transparence sur la question.

Le ministre des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, qui défendait le projet de loi, a saisi cette occasion pour rassurer les Sénateurs sur la situation de la dette ivoirienne. « Notre dette ne constitue pas un problème », a-t-il insisté. « Le risque d'endettement de notre pays est modéré. La Côte d'Ivoire a la capacité de rembourser ses dettes. La dette doit être perçue comme un instrument de développement ».

Pour étayer ses propos, le ministre a évoqué la dernière mission du FMI en Côte d'Ivoire, dont le communiqué concluait à un risque d'endettement modéré pour le pays. Il a également rappelé la création d'un comité sur la dette publique au sein de son ministère, chargé de mettre en œuvre la nouvelle politique d'endettement.

La rédaction vous conseille

Adama Coulibaly a par ailleurs annoncé le paiement de plus de 1240 milliards FCFA de dettes fournisseurs au titre de l'année 2023, précisant qu'il restait 350 milliards à régler. « Le traitement est en cours », a-t-il assuré.

Le ministre a également pris en compte la recommandation du groupe parlementaire Rhdp de mener une communication « spéciale et renforcée » auprès de la population sur les questions d'endettement du pays.

L'adoption de ce projet de loi par le Sénat marque une étape importante dans la gestion de la dette publique ivoirienne. La nouvelle politique d'endettement devrait permettre à l'État de mieux maîtriser son endettement et de l'utiliser comme un outil de développement au service du pays.

Les derniers articles sur YECLO