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Droits des femmes Côte d’Ivoire : Des leaders exigent l’application des 30% de candidatures féminines aux élections  

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by Sandrine Kouadjo
Droits des femmes Côte d’Ivoire
Droits des femmes Côte d’Ivoire

Me , présidente de l'Association des (AFJCI) et Dr , maire d'Agou, présidente de , exigent de la Commission Electorale Indépendante de Côte d'ivoire (), l'effectivité des 30% de candidatures féminines aux élections. Elles appellent à l'application des sanctions prévues à cet effet, vis-à-vis des réfractaires.

C'est lors d'une conférence de presse animée le vendredi 10 mars 2023 au Plateau, en marge de la Journée Internationale des Femme (), que ces femmes leaders ont exigé la mise en application de “La loi de 2019-870 du 14 octobre 2019”. Elle stipule un quota de 30% de femmes dans les Assemblées élues et instances de décision.

Une loi non appliquée

Votée depuis quelques années, cette loi n'est malheureusement pas mise en application. C'est le bilan que dresse les conférencières après avoir effectué le bilan de la représentativité des femmes dans les Assemblées élues et instances de décision.

« La loi de 2019-870 du 14 octobre 2019 favorisant la représentativité des femmes dans les Assemblée élues, en son article 3, exige aux partis politiques de mettre au moins 30% des femmes sur leurs listes de candidatures. Malheureusement, lors des dernières élections, aucun parti politique n'a respecté cette exigence légale. Nous voulons attirer l'attention des gouvernants et des structures en charge des Elections pour qu'ils appliquent cette loi », a déclaré Me Francine Aka-Anghui.

La conférencière poursuit en exigeant des sanctions contre les partis politiques qui ne l'appliquent pas.

Droits des femmes Côte d'Ivoire : Pas de mesures coercitives, pas d'application

Pour Dr Agnès Monnet, la sanction sera la meilleure manière de faire appliquer cette loi. « Quand on prend une loi et qu'il n'y a pas de mesures coercitives, cela n'est pas productif. Les textes seuls ne suffisent pas, il faut des mesures d'accompagnement et l'une de ces mesures, c'est la sanction »

Les conférencières ont poursuivi en soulignant le fait qu'il n'y a que 17 femmes, dont 8 élues et 9 nommées sur les 66 sénateurs. Soit une représentativité de 19%. A l'Assemblée nationale, sur 255 députés, il y a 29 femmes pour 255 députés soit une représentativité de 17% ; Au niveau des maires, on compte 16 femmes pour 201 maires. Quant aux conseillers régionaux, il y a seulement une femme pour 31 communes. Le Gouvernement qui tourne autour de 40 membres n'a que 7 femmes.

Ces chiffres étant loin des 30% exigés par “La loi de 2019-870 du 14 octobre 2019”, Me Francine Aka-Anghui et Dr Agnès Monnet appellent à la CEI à plus d'exigence quant à l'effectivité relative aux 30% de candidatures féminines aux élections.  

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par Sandrine Kouadjo

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