Duncan, Mabri, Kandia… Succession au RHDP, le clash a déjà commencé ?

Said Penda, qui donne le RHDP vainqueur à la présidentielle de 2020 fait analyse de la cohésion au sien du parti et la guerre de succession.

À une année de la prochaine présidentielle, on ne connaît toujours pas le ticket (président/ vice-président) du parti d’Alassane Ouattara. Pour ceux qui savent décrypter les intrigues politiques, il y a au moins deux évidences que l’on peut avancer sans risque de se tromper:

1- Alassane Ouattara ne sera pas candidat en 2020

2- Amadou Gon Coulibaly (actuel premier ministre) sera le candidat du RHDP pour la présidence de la république. Ceci étant, le choix du candidat à la vice-présidence pourrait créer quelques frictions et perturber la cohésion au sein de cette formation.

Deux certitudes à ce niveau :

1- l’actuel vice-président ne sera pas candidat à sa propre succession

2- Amadou Gon Coulibaly (AGC) étant du nord, son colistier sera d’une autre région du pays, afin de respecter les équilibres régionaux.

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Les prétendants pour compagnonner avec AGC ne manquent pas et c’est justement cette pléthore qui pose problème. Les plus en vue sont l’actuel président du sénat, Jeannot Kouadio Ahoussou ; le secrétaire général de la présidence de la république, Patrick Achi ; le ministre de l’équipement et de l’entretien routier Amédé Koffi Kouakou ou encore le très remarqué ministre de l’agriculture, Kobenan Kouassin Adjoumani, qui a joué un rôle de gladiateur au sein du mouvement ayant permis de drainer vers le RHDP d’Alassane Ouattara la quasi-totalité du peuple du PDCI, ne laissant à konan bédié que la portion congrue.

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Ces quatre ont l’avantage d’être des anciens du PDCI, deuxième grand parti de la coalition qui s’est muée en parti présidentiel (RHDP). Les héritiers du général Gueï, conduits par le charismatique Mabri Toïkeusse, croient, eux-aussi, pouvoir prétendre à la vice-présidence.

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Même si elles se tiennent sagement à l’écart de ces luttes larvées de positionnement, les grandes figures féminines du RHDP ont du répondant et pourraient constituer l’alternative qui réconcilierait les prétendants. Kandia Camara, Anne Ouloto ou encore Kaba Nialé ont démontré lors de débats qu’elles sont de redoutables bêtes politiques, de véritables fauves, sans compter la maestria avec laquelle elles ont su gérer les différents ministères qui leur ont souvent été confiés. Chacune de ces amazones du RHDP ferait donc une bonne vice-présidente de la république

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