Ekaterini Sakellaropoulou, première femme élue Présidente de la Grèce

In this Monday, Oct. 14, 2019 photo, Council of State head Katerina Sakellaropoulou speaks during a panel discussion in Athens. Katerina Sakellaropoulou is set to become the country's first female president in a vote scheduled in parliament Wednesday Jan. 22, 2020, after two opposition parties sided with the center-right government's nomination. (Giorgos Zachos/InTime News via AP)/XTS801/20021435326090/GREECE OUT/2001211333

Ekaterini Sakellaropoulou a été élue ce mercredi 22 janvier 2020 Présidente de la Grèce, devenant ainsi la première femme de l’histoire à ce poste.

Ekaterini Sakellaropoulou est présentée comme la candidate de “l’unité” et du “progrès” par le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis. L’actuelle présidente du Conseil d’État, fervente défenseuse de l’environnement, a été élue dès le premier tour du scrutin, sur proposition du Premier ministre Kyriakos Mitsotakis, par 261 députés sur 300.

“Ekaterini Sakellaropoulou est élue présidente de la République”, a déclaré le président du Parlement, Costas Tassoulas, à l’issue du vote à la Vouli.

Cette juge expérimentée prêtera serment le 13 mars 2020, le jour même de la fin du mandat de son prédécesseur, le conservateur Prokopis Pavlopoulos. Elle est présentée comme la candidate de “l’unité” et du “progrès” par le chef du gouvernement conservateur, qui l’a habilement choisie à ce poste car elle transcende les divisions partisanes traditionnelles.

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Avec plus des 200 suffrages requis par la Constitution hellénique, elle a été élue pour un mandat de cinq ans renouvelable par les députés du parti conservateur au pouvoir Nouvelle Démocratie, de Syriza, le parti de gauche de l’ancien Premier ministre Alexis Tsipras, et du mouvement de centre-gauche Kinal.

Diplômée de droit constitutionnel et de droit de l’environnement à Athènes et à Paris, cette juge et fille de juge de la Cour suprême a défendu les droits des réfugiés, des minorités et les libertés civiles.

Mais elle s’est surtout distinguée dans des dossiers de protection de l’environnement, tout en veillant à préserver l’investissement dans une Grèce frappée par une décennie de crise. Elle a été d’ailleurs critiquée pour avoir défendu un projet d’investissement controversé d’une compagnie minière canadienne dans le nord du pays.

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Dans un pays qui sort à peine la tête de l’eau, son élection pour un mandat de cinq ans est considérée comme un atout pour le gouvernement conservateur, qui table sur l’énergie verte pour redresser la Grèce. Sans appartenance politique, cette féministe, divorcée et mère d’un enfant, passe ainsi des plus hautes fonctions de la justice à celles de l’État.

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