Explosion au Burkina Faso : 3 morts dans le sahel
Ce lundi 05 juillet 2021, deux femmes et un nourrisson ont été tués dans l'explosion d'un engin à Arbinda dans le Sahel au Burkina Faso.
« Ce lundi dans la matinée, une charrette qui transportait le groupe de femmes qui se rendaient à la recherche de l'eau potable a sauté sur un engin explosif, tuant trois personnes sur le champ », a expliqué un élu local à l'Agence Anadolu sous couvert d'anonymat.
Les médias locaux qui ont également rapporté l'information soulignent que les victimes sont deux femmes et un enfant.
Aucune partie n'avait revendiqué cette attaque lundi jusqu'à 19H00.
L'attaque est intervenue au lendemain d'une série de manifestations organisées par l'opposition politique et la société civile samedi et dimanche à Ouagadougou et dans plusieurs autres localités du Burkina Faso pour dénoncer la dégradation de la situation sécuritaire.
Ce lundi, lors d'une conférence de presse tenue à Ouagadougou, des ressortissants de la commune de Madjoari, dans la région de l'Est ont annoncé que l'insécurité contraint environs 12 000 personnes à fuir cette commune sur une population totale de 14 000 citoyens.
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Ils ont appelé les autorités à sécuriser leur commune qui est « presque coupée du reste du pays ».
Depuis 2015, les attaques terroristes au Burkina Faso ont fait de nombreuses victimes militaires et civiles et plus d'un million de déplacés internes, selon les humanitaires opérant dans le pays.
Le mois de juin écoulé a été marqué par une escalade de la violence dans plusieurs régions du Burkina Faso, dont la plus meurtrière avait été perpétrée dans la nuit du 4 au 5 juin contre le village de Solhan (Sahel) où plus de 130 civils avaient été tués.
À cela, s'ajoute l'embuscade qui a coûté la vie à plus de dix policiers, le 21 du même mois, dans le centre-nord du pays.
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Cette situation a obligé le Président Roch Marc Christian Kaboré à limoger, mercredi, ses ministres de la Défense et de la Sécurité.
Désormais, il assume lui-même les fonctions de ministre de la Défense.