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Françafrique : les dessous d’un système de contraintes dévoilés par Simone Gbagbo

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by Christian Aka
Simone Gbagbo à Bondoukou lors de la fête des libertés 2024 le 4 mai
Simone Gbagbo à Bondoukou lors de la fête des libertés 2024 le 4 mai © Crédit Photo SerCom MGC

Simone Gbagbo dévoile sur VoxAfrica les mécanismes de contrôle de la Françafrique et les pressions exercées sur les dirigeants africains.

Le système Françafrique impose des contraintes insoupçonnées aux dirigeants africains. Cette réalité émerge des révélations de lors de son intervention sur le 23 février 2025, où elle détaille les mécanismes de contrôle exercés par Paris.

L'interview dévoile un système complexe de pressions et d'influences. L'ex-Première dame décrit comment les chefs d'État africains se retrouvent pris dans un engrenage dès leur accession au pouvoir.

Les mécanismes de contrôle

« Dans nos pays de l'Afrique francophone, même l'ordre du jour du conseil des ministres, il fallait le soumettre à la France », révèle Simone Gbagbo. Elle expose un système où Paris dicte les orientations politiques : « C'est le gouvernement français qui vous dit, dans votre ordre du jour : Traitez tel sujet, ne traitez pas telle autre question. »

Les conséquences pour les dirigeants résistants sont graves. « Ceux qui ont refusé d'exécuter ça, soit ils ont été tués rapidement, soit ils ont été l'objet de coup d'État », affirme-t-elle, illustrant les risques encourus par ceux qui s'opposent au système.

La réalité du pouvoir

L'ex-Première dame explique la découverte progressive des contraintes : « On a accédé au pouvoir et on a constaté un certain nombre de faits : les dirigeants africains sont soumis à cette pression que nous ignorions à cette période-là. »

Cette révélation éclaire le versement des 2 milliards FCFA à . « Quelquefois, vous lâchez du lest pour avoir quelque chose que vous considérez comme plus essentiel », justifie-t-elle, tout en admettant : « Il y a des décisions qui n'auraient pas dû être prises. »

L'interview met en lumière le paradoxe entre le discours anti-Françafrique et les pratiques réelles. « Ce n'est pas parce que je suis d'accord avec ça », précise Simone Gbagbo, reconnaissant le décalage entre les convictions affichées et les compromis imposés.

Cette situation soulève des questions sur l'autonomie réelle des États africains francophones. Les révélations de l'ex-Première dame suggèrent un système de gouvernance parallèle où les décisions nationales restent soumises à un contrôle externe.

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