« Gbagbo, le champion de l’arnaque au panafricanisme »

La Chambre de première instance I de la Cour pénale internationale a acquitté le 15 janvier 2019, Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé de toutes les charges de crimes contre l'humanité prétendument perpétrés en Côte d’Ivoire en 2010 et 2011.

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Le champion de cette arnaque au panafricanisme et l’anticolonialisme c’est sûrement le criminel de guerre ivoirien, Laurent Koudou Gbagbo. C’est dans les valises de la France qu’il arrive au pouvoir. J’ai été un témoin oculaire de son installation, dans un cafouillage électoral que lui-même qualifiera de « conditions calamiteuses ». C’est peu dire. Celui qui l’installe c’est Guy Laberti, alors responsable du « pôle international » au parti socialiste français.

Quand les Ivoiriens du nord, exclu de tout, maltraité et assassinés par centaines, finissent par prendre les armes pour défendre leur nationalité, Gbagbo se tourne vers la France et demande de faire jouer « les accords de défense ». Paris qui sait bien qu’il s’agit d’un conflit interne, explique que ces accords ne peuvent être invoqués qu’en cas d’agression étrangère. Mais la France accepte quand même de le protéger. Elle stoppe net l’avancée des rebelles qui ont déjà occupé la moitié nord du pays et progresse vers Abidjan. L’ex-colonisateur trace une ligne rouge à Tièbissou, localité située à 60 km de Yamoussoukro. On se souvient combien de fois la France a tiré des bazookas sur des colonnes rebelles qui faisaient manœuvres en direction de la capitale ivoirienne, avec un bilan de dizaines de morts dans les rangs des troupes rebelles.

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Sur le plan économique, les marchés des travaux publics sous Gbagbo était accordé à Bouygues (la France) et le port a été attribué sans appel d’offre à la très françafricaine bolloré. Les concessions de l’eau, de l’électricité et des télécoms, arrivés à terme, ont toutes été renouvelées par Gbagbo au profit d’entreprises françaises, et ce malgré l’opposition de alors président de l’Assemblée Nationale.

Non mais de qui se moque t-on quand on nous parle de résistant qui voulait protéger les ressources de son pays de la prédation de la France alors qu’on attribuait tous les marchés à la France. Sous Gbagbo, bouygues a même fait une incursion dans le pétrole, le criminel de guerre lui ayant attribué des puits d’or noir au large des côtes ivoiriennes, au franc symbolique s’il vous plaît. Foxtrot, filiale pétrolière du groupe bouygues, a donc été créée pour l’occasion.

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La xénophobie, qui visait quasi-exclusivement des Africains, n’a jamais été aussi présente en Côte d’Ivoire que sous Gbagbo. Tous ces milliers de Burkinabés, Maliens, Guinéens, Nigériens et Sénégalais massacrés par les escadrons de la mort de Gbagbo n’étaient-ils pas Africains ? Sauf si certains ont inventé une autre signification pour le panafricanisme, on ne saurait dire qu’un tel personnage était panafricain. Le panafricanisme qui signifie qu’un Africain est chez lui partout en Afrique ? Ce n’est assurément pas la même définition que le criminel de guerre ivoirien et ses partisans donnent à ce mot.

Comme on peut le constater à travers les faits irréfutables et notoirement connus, que nous avons exposés, aucun de ces trois personnage n’était ni un vrai résistant au néocolonialisme, encore moins étaient-ils des panafricains. Ceux qui l’ont cru ont succombé à leur manipulation et se sont fait avoir.

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Alors de grâce, que l’on ne souille plus la mémoire de nos véritables héros et résistants que furent , , …; celle de nos vrais panafricains, les Modibo Keita et Kwame N’Kruma, en associant leurs illustres noms avec des renégats et manipulateurs : khadafi, mugabe, gbagbo, etc.

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