Grève des enseignants : des salaires suspendus par erreur

Les enseignants du lycée moderne Bad d’Ayamé protestent contre la suspension de leur salaires qui selon eux a été fait par erreur après la grève de la COSEFCI.

Selon ces enseignants, ils protestaient contre l’attitude des élèves qui avaient perturbé les cours d’abord pour anticiper les congés du nouvel an et ensuite pour s’opposer à l’exclusion temporaire de trois des leurs. Au cours de ce mouvement d’élèves, des enseignants ont été violentés, des sujets d’évaluations déchirés. Face à cela, les professeurs “indignés ” par l’attitude des élèves,  après concertation le 20 janvier, ont décidé d’observer un arrêt de travail de deux semaines.

Une motion de protestation a été produite à cet effet. Le proviseur et ses adjoints sont rentrés en négociation pour obtenir  une semaine de suspension de cours. Vu la nouvelle donne, une autre réunion d’urgence assortie d’un Procès-verbal (Pv) déposé à l’administration du lycée avec ampliation à la direction régionale de l’éducation nationale, de l’enseignement technique et de la formation professionnelle (DRENET-FP) d’Aboisso, a décidé d’une suspension des cours du 27 janvier au 3 février. Au final, sur la cinquantaine d’enseignants que compte le lycée Bad, 23 n’ont pas perçu de salaire à la fin du mois de janvier.

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Pour ces enseignants, leur mouvement de protestation a été confondu à la grève de la COSEFCI. Ils demandent par conséquent réparation et ont informé avoir initié plusieurs rencontres notamment avec la sous-préfecture d’Ayamé, la préfecture d’Aboisso et la DRENET-FP d’Aboisso en vue de trouver une solution à cette situation.

Ces professeurs ne comprennent pas également pourquoi ils sont 23 à ne pas recevoir de salaire sur la cinquantaine  d’enseignants que compte le lycée.

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Le proviseur du lycée, Colette Boko née Ebrottié, n’a pas voulu s’exprimer sur la question.

La COSEFCI a observé un mouvement de grève du 28 au 31 janvier pour plusieurs revendications, rappelle-t-on.

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