Grève des enseignants ivoiriens du 28 janvier : la COSEFCI du Gbêkê durcit le ton

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Le directoire de la COSEFCI du Gbêkê dénonce et condamne des atteintes graves portées à l’endroit des syndicalistes face à la grève du 28 janvier 2020.

Les faits incriminés par cette déclaration concernent, notamment, les agressions perpétrées par des hommes armés contre les syndicalistes de Bouaké qui étaient réunis à Ahougnanssou, le 25 février 2019, pour une concertation suite à un mot d’ordre de grève lancé par le bureau national de la COSEFCI.

« Le 25 février 2019, répondant à l’appel du mot d’ordre de grève lancé par la COSEFCI, les camarades syndicalistes de Bouaké se sont réunis au quartier Ahougnanssou pour une concertation quand soudain, un véhicule de type 4×4 se mit à foncer en leur direction. Le véhicule vient à percuter les engins à deux roues garés juste à côté et des hommes en sortirent armés d’armes à feu, de machettes et de gourdins pour se mettre à leur poursuite. Le bilan de cette attaque, que nous traitons de terroriste, reste lourd : 12 motos calcinées, trois motos emportées, des blessés graves et des troubles psychologiques », lit-on dans la déclaration.

Il est également fait cas dans cette déclaration des descentes de ces mêmes hommes armés dans les domiciles des leaders syndicaux locaux pour proférer des menaces à l’encontre de leurs familles respectives.

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Au nombre des faits constituant une violation grave de la liberté syndicale évoqués par cette déclaration figure également la mise à l’écart de certains responsables syndicaux de la région de Gbêkê des examens de fin d’année 2019.

« Alors que la COSEFCI suspendait son mot d’ordre de grève et invitait les enseignants à participer aux examens de fin d’année, certains responsables syndicaux de cette faitière de lutte se sont vus écarter de l’organisation de ces examens », note le texte.

Il y est aussi mentionné l’interdiction faite à ces responsables syndicaux de mener une campagne d’information et de remobilisation de leurs camarades syndiqués dans les différents établissements scolaires de la région.

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« Dans le cadre de sa campagne d’information et de remobilisation de cette année scolaire 2019-2020, la COSEFCI a entrepris à travers ses responsables nationaux ou ses représentants locaux une tournée dans les différents établissements publics du pays. Les DREN de Bouaké auront décidés, sans raison évoquée, de refuser l’accès des établissements aux syndicalistes depuis le 18 janvier 2020 pour la tenue de leurs différentes activités syndicales », énonce la déclaration.

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