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Guinée équatoriale : les six militaires français libérés après des excuses de la France

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by Emmanuella Bâ
Armée française
Armée française © Crédit Photo DR

Les six militaires français et leur hélicoptère, retenus à Bata en Guinée équatoriale ont été libérés dans la soirée du vendredi 30 juillet.

« Olivier Brochenin, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République française accrédité dans notre pays, a reconnu qu'il y avait eu deux erreurs techniques dans la violation de l'espace aérien de la équatoriale par un hélicoptère militaire français, lors d'une interview accordée aux médias nationaux », a annoncé sur son site le média d'Etat de la Guinée Equatoriale, Guineaecautorialpress.

« En tant qu'ambassadeur de France, je regrette cet incident. Je le regrette surtout parce qu'il a eu lieu à la suite de deux erreurs. Deux erreurs techniques de notre part, il faut le reconnaître, parce que nous faisons des erreurs », a indiqué Brochenin aux journalistes après une audience avec le ministre équato-guinéen des Affaires étrangères.

« Nous avons la chance d'avoir une autorisation annuelle de survol. C'est un honneur et un geste d'amitié que la Guinée équatoriale nous offre avec cette autorisation annuelle, mais cette autorisation prévoit que l'atterrissage doit être notifié 72 heures avant. Pour des raisons d'organisation, de mauvaise organisation, cette notification n'a pas été faite. C'est une erreur. Il y a eu une deuxième erreur. L'autorisation que nous avons, et qui existe précisément pour permettre la coopération de nos corps de sécurité, est pour un certain nombre d'aéronefs identifiés par un numéro », a poursuivi le chef de la diplomatie française en Guinée équatoriale.

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« Pour des raisons techniques, l'hélicoptère qui figurait sur cette liste a dû être réparé et un autre hélicoptère s'est présenté à Bata et était un hélicoptère dont l'identité ne figurait pas sur la liste d'autorisation », a justifié l'ambassadeur français à Malabo.

« Ce sont donc deux erreurs que je déplore et, en tant qu'ambassadeur, je voudrais présenter mes excuses au gouvernement et aux autorités de la Guinée équatoriale si, à un moment donné, ces erreurs ont suscité des incompréhensions et des malentendus. D'autant plus qu'il s'agit d'un hélicoptère qui est en fait là pour travailler dans la région. Cet hélicoptère a amené le général Perrin il y a deux mois, par exemple, pour rencontrer Son Excellence le Président Obiang Nguema Mbasogo, il a offert sa collaboration, de nouvelles collaborations. Il s'agit donc d'un instrument de coopération et je regrette effectivement que ces deux erreurs aient suscité des inquiétudes », a relevé le diplomate.

Pour rappel, six militaires français avaient été retenus, jeudi, à l'aéroport de Bata, en Guinée équatoriale. Leur hélicoptère s'était posé, la veille, pour se ravitailler en carburant.
Jeudi soir, la TVGE, radio d'État équato-guinéenne, avait affirmé que cet hélicoptère avait atterri sans autorisation. Les militaires français avaient été ensuite entendus au commissariat central de Bata, avait-elle ajouté.

« Les autorités nationales n'excluent pas que cet incident militaire soit une opération d'espionnage et de provocation de Paris », avait également assuré la TVGE.

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« Cette information est totalement infondée, puisqu'il s'agissait d'une mission logistique. L'hélicoptère n'est pas armé, les gens qui sont à bord de l'hélicoptère ne sont pas armés. C'était simplement un besoin de refaire le plein de carburant de l'hélicoptère », avait souligné le colonel Pascal Lanni, porte-parole du chef d'état-major des armées françaises, relayé par les médias français.

L'hélicoptère qui était bloqué à Bata est de type Fennec, non armé. Il effectuait une liaison logistique entre Douala, capitale économique du Cameroun, et Libreville, capitale du Gabon, qui abrite la base militaire des éléments français au Gabon, situé au sud de la Guinée équatoriale.

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par Emmanuella Bâ

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