Hamed Bakayoko révèle : « Des forces extérieures essaient de manipuler les forces armées ivoiriennes »

Le lundi 5 novembre 2018, , ministre de la Défense était face aux députés membres de la Commission de la sécurité et de la défense de l’. Ci-dessous de larges extraits de son intervention visant à expliquer l’ordonnance N°2018-515 du 30 mai 2018, portant sanctions administratives applicables aux militaires.

« L’Etat ne doit  plus d’argent aux militaires. Aujourd’hui, ce que l’Etat doit à un militaire, c’est son salaire. Il faut que cela soit clair et net. Son salaire et toutes les primes de mission qui sont dans l’ordre normal de la fonction militaire. La communication institutionnelle en matière des armées est très sensible. C’est  pourquoi nous en parlons  peu que possible et agissons sur l’efficacité du résultat ».

L’Etat ne doit  plus d’argent aux militaires. Aujourd’hui, ce que l’Etat doit à un militaire, c’est son salaire

« Après la crise, il y a eu la réunification de l’armée et cela était un projet pas facile à mettre en œuvre. Car des gens  qui se sont combattus, il y a quelques années, il fallait les faire travailler en harmonie. La Côte d’Ivoire est l’un des rares pays qui a  très rapidement relevé ce défi ».

« Un groupe de militaires  essentiellement issus des rangs des Forces Nouvelles ont fait passer des revendications de ce qu’on leur aurait promis, une certaine somme. Il n’y avait pas d’actes, il n’y avait pas d’éléments. Nous sommes restés sur des dires sans savoir où cette promesse a été faite.  Les autorités censées avoir fait ces promesses ne les confirmaient pas. Quand la situation s’est dégradée, le président de la république,  l’Etat a décidé de faire face à leurs revendications. Et par rapport à ce qu’ils réclamaient à cette époque, tout a été payé ».

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« Il y a eu  des difficultés parce que c’était difficile pour un Etat  de faire droit à une réclame  qui n’était pas soutenue par un document. Mais compte tenu  de la situation, et pour préserver la paix et la quiétude, le gouvernement  a pris la décision d’y faire face. Nous avons donc  pris une décision d’opportunité. Donc à ce jour  par rapport à cet engagement, tout a été payé ».

Un groupe de militaires  essentiellement issus des rangs des Forces Nouvelles ont fait passer des revendications de ce qu’on leur aurait promis, une certaine somme.

« Je voudrais dire à tous  ceux qui s’amusent à attiser le feu au sein des armées. Cela est très sensible et cela ne concerne pas une seule personne. Ceux qui croient attiser le feu peuvent être brûlés par ce même feu ».

« Nous sommes dans la bonne voie, malheureusement, il y a toujours des forces extérieures qui essaient de manipuler les forces armées. L’armée, c’est pour protéger le pays contre les agressions extérieures, mais ce n’est pas pour que nous soyons les uns contre les autres car personne ne sait où peut s’arrêter ce genre de péril ».

Elvire Ahonon

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