Ferro Bally, journaliste ivoirien fait une analyse sur la hausse du coût de l'électricité en Côte d'Ivoire et le 4è candidature de Ouattara.

Le 1er mai 2016, Alassane Ouattara est sorti de ses gonds. En colère contre des « tarifications inadmissibles » de la Compagnie ivoirienne d'électricité (), il a annoncé la fin des monopoles dans les secteurs de l'électricité et de l'eau (Sodeci).

« Oui, c'est la concurrence qui fera baisser le prix de l'électricité. Je lance un appel à tous ceux qui souhaitent investir dans ce secteur de le faire pour que nous ayons une saine compétition, » s'engageait le chef de l'État sous les hourras des travailleurs, qui espéraient payer moins cher leurs prochaines factures particulièrement d'électricité.

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Mais huit ans plus tard, en attendant le 1er mai 2024, la montagne a accouché d'une souris. Non seulement la libéralisation annoncée des secteurs s'est résumée en des paroles en l'air, mais Ouattara conduit désormais lui-même ce qu'il reprochait, en trompe-l'oeil, à la CIE: l'augmentation des prix des factures.

En effet, l'État a revu d'autorité à la hausse le coût de l'électricité. Et les factures sont très salées. Et de grincements de dents, les populations veulent se faire entendre dans des manifestations que l'État annule, afin de ne point contrarier le mot d'ordre: les soutiens à une 4è candidature d'.

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