Ils sont sereins et pourtant ils veulent empêcher Bédié Gbagbo Soro de se présenter en 2020

Mamadou Traoré analyse ici la stratégie du d’écarter Bédié Gbagbo Soro de 2020. Stratégie mise à nu le 22 octobre 2019 par le député Touré Alpha Yaya.

C’est fait. Ils viennent de dévoiler leur stratégie pour écarter de la compétition électorale leurs farouches adversaires. Il s’agit de Bedié qu’ils vont écarter de la course à travers une modification constitutionnelle. Il s’agit de qu’ils vont tenter de maintenir assez longtemps à la . Il s’agit enfin de dont ils vont lever l’immunité parlementaire et lui lancer un mandat d’arrêt international.

Bref, ils vont faire à leurs opposants ce qu’ils ont reproché hier à leurs gouvernants quand ceux ci ont empêché la candidature de leur gourou par des artifices juridiques.

Nous avons gâté. Nous allons réparer

Les réflexions que cela me donne sont très simples.
1. Ils ont en réalité peur.
2. Ils savent dans le fond qu’ils ne sont pas majoritaires comme ils veulent le faire croire.
3. Ils ne font pas confiance à ceux qu’ils ont débauché des partis politiques adverses.
4. Ils savent également que le cheval sur lequel ils veulent miser ne peut pas faire le poids face à ces trois leaders qu’ils veulent écarter.
5. Si Guillaume Soro qu’ils disent fini est sur la liste de ceux qu’ils veulent écarter, c’est la preuve manifeste qu’ils le craignent sérieusement.

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Quand j’imagine que nous nous sommes battus hier pour combattre une telle attitude, c’est à dire celle d’écarter des adversaires redoutables à la présidentielle, et que ce soient eux qui furent hier victimes d’une telle injustice, reprendre à leur compte ce qu’ils ont reproché aux autres, je suis envahie par un profond regret.

« Je regrette de m’être engagé dans la rébellion pour eux »

Mamadou Traore

Oui. Je regrette d’avoir mené pendant des années le combat à leurs côtés contre la discrimination électorale. Je regrette de m’être engagé dans la rébellion pour eux.
Je constate tout simplement aujourd’hui que j’ai été manipulé par eux.
J’ai été naïf de croire que je combattais pour des hommes de valeur.
Hélas ! Mille fois hélas ! Je me suis trompé. Lourdement trompé.

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C’est pourquoi, une fois de plus, je demande pardon aux Ivoiriens qui ont souffert directement ou indirectement de mon combat pour eux. Qu’ils me pardonnent mon erreur, ma faute. Une faute que nous allons réparer quand les Ivoiriens nous donneront le pouvoir en octobre 2020. Nous avons gâté. Nous allons réparer.

Avec eux encore au pouvoir, ce sera une déchirure encore plus grande entre les ivoiriens.
Avec eux encore au pouvoir, le traumatisme des ivoiriens ne sera pas réparé.
Avec eux encore au pouvoir, la dictature s’intensifiera.
Avec eux encore au pouvoir, c’est le malheur assuré.

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C’est pourquoi en 2020, il n’y a pas d’autre choix à faire que d’élire Guillaume Soro.
Comme c’est lui qui a gâté en les mettant au pouvoir, c’est lui qui va réparer en les mettant au garage et en réparant tous les torts qu’ils ont subi comme libérer par exemple tous les prisonniers politiques Gbagbo et y compris, assister les familles de ceux qui sont morts dans et à cause des combats, réhabiliter les patrimoines détruits du fait des crises et donner le sourire aux ivoiriens qui ont en ce moment le visage marqué par la tristesse.

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