Le Conseil supérieur de la publicité a annoncé mardi 2 juin 2026 la restructuration de 157 axes routiers afin de lutter contre l’affichage sauvage.
Le ministère de la Communication intensifie ses opérations d’assainissement du paysage urbain en Côte d’Ivoire. Invité mardi 2 juin 2026 à la tribune d’échanges « Tout Savoir Sur » du Centre d’information et de communication gouvernementale, le conseiller technique au Conseil supérieur de la publicité, Alassane Koné, a présenté le bilan des reformes. À ce jour, 157 axes routiers ont été traités, ce qui représente plus de 2 000 emplacements de panneaux publicitaires normalisés.
Cette restructuration intervient alors que l’affichage publicitaire est soumis à l’obtention de deux autorisations distinctes : celle de la mairie locale et celle du Conseil supérieur de la publicité. Pour endiguer l’anarchie visuelle, le ministre Amadou Coulibaly a bloqué l’attribution de toute nouvelle licence d’exploitation.
Suspension des agréments et contrôle des influenceurs sur internet
Le secteur compte actuellement 106 régies publicitaires légalement enregistrées en Côte d’Ivoire. L’action répressive s’est accélérée au cours des derniers mois. Durant l’année 2025, la Brigade de la communication publicitaire a procédé à la destruction de 5 000 panneaux illégaux dans la seule agglomération d’Abidjan. Le gouvernement prévoit également de déployer l’application « Pub Alerte » pour permettre aux usagers de signaler les infractions.
La réforme intègre désormais les créateurs de contenus sur les réseaux sociaux. Les influenceurs qui réunissent plus de 25 000 abonnés sont officiellement soumis aux règles juridiques de la communication audiovisuelle. Par ailleurs, la réglementation interdit formellement les messages commerciaux relatifs aux services de pompes funèbres, aux armes à feu, aux institutions administratives, ainsi que la propagande politique en dehors des périodes de campagnes électorales fixées par la loi.