Lancement Femua 11, A’salfo : « Nous ne sommes pas les meilleurs chanteurs de Côte d’Ivoire »

Le groupe Magic System
Le groupe Magic System

Lancement 11, A’salfo (commissaire général) : « Nous ne sommes pas les meilleurs chanteurs de Côte d’Ivoire ». Le Festival des musiques urbaines d’ ( 11) qui est à sa 11e édition, cette année, a ouvert ses portes, ce mardi 17 avril 2018, à Marcory, dans le village d’Anoumabo.

A cette occasion, A’salfo a situé le sens du Femua. « Le Femua est un événement culturel à portée sociale et humanitaire. Au fil des années, il est devenu une référence nationale, je dirai même mondiale. Il se définit comme la manifestation de la reconnaissance de quatre jeunes garçons devenus aujourd’hui quatre adultes. Vous avez beau avoir tous les talents du monde, si vous n’avez aucun soutien, vous ne pouvez aller nulle part. Nous ne sommes pas les meilleurs chanteurs de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique. Nous avons eu la chance d’avoir un soutien. Voir toutes ces personnalités à Anoumabo est un soutien de taille. La seule chose qui peut grandir un artiste et aller loin, c’est le soutien et le travail », a déclaré Traoré Salif dit A’Salfo, commissaire général du Femua et lead vocal du groupe Magic System.

Accompagné de ses trois compagnons, Goudé, Manadja et Tino, A’salfo a réaffirmé le thème du Femua 11 qui est « Jeunesse africaine et immigration clandestine ». Il a annoncé des experts qui travailleront sur cette question d’actualité et les conclusions des travaux seront remises au gouvernement. Le Gaou magicien est aussi revenu sur les réalisations à caractère social par la Fondation Magic system.

« Le Femua a su imposer son art »

A cet effet, il est prévu la construction d’une maternité à Toumodi dont le Premier ministre a posé la première pierre, hier. Quant au ministre de la Francophonie et de la culture, Maurice Kouakou Bamdama, il a affirmé que le Femua a hissé haut les valeurs des compétences de la culture et de l’art. Mais surtout revalorisé la musique urbaine à travers le zouglou.

« Le Femua a su imposer son art. Aujourd’hui, la Côte d’Ivoire est la 4e industrie culturelle des pays ACP après le Nigeria, l’Afrique du Sud et le Maroc. Le secteur culturel emploie 650 000 travailleurs recensés en 2014 », a-t-il dit en présence de ses collègues, les ministres Raymonde Goudou, Kandia Camara. Il a terminé tout en demandant au premier ministre d’inscrire le Femua dans le budget de l’Etat.

A'salfo et le premier ministre Gon
A’salfo et le premier ministre Gon

Pour le parrain de cette édition, le premier ministre Amadou Gon Coulibaly, c’est l’abnégation au travail qui a positionné ces quatre garçons d’Anoumabo et donné une dimension mondiale au Femua. « Je voudrais féliciter le groupe Magic System pour avoir choisi un thème d’actualité qui est l’immigration. Cette thématique est en phase avec le gouvernement ivoirien. Et il était sur la table du 5e sommet de l’Union européenne-Union africaine.

Lancement Femua 11 et fin à Korhogo

Au cours de ce sommet, les gouvernements africain et européen se sont assignés à lutter avec détermination contre ce fléau. Notre principal défi face à ce fléau est d’offrir aux jeunes d’autres alternatives de réussite face à celle périlleuse et erronée qui est la migration vers l’Europe ou l’occident » a dit le premier ministre avant d’accepter d’inscrire le Femua au budget de l’Etat comme voulu par le ministre de la Culture.

A son tour, le Chef de mission de l’Organisation internationale de l’immigration (OIM), Marina schramm, a affirmé que de façon globale, il y a 250 millions de migrants dont 60% au sein de l’Afrique et 80% pour l’Afrique de l’ouest. En ce qui concerne les victimes du fléau en 2016, elles étaient 7000 ; en 2017, 5000 et 2018, elles sont 550 personnes. Le Femua s’achève le 22 avril prochain à Korhogo.

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