Le PPA-CI a rejeté ce 5 novembre 2025 en bloc les résultats officiels de l'élection présidentielle 2025 en Côte d'Ivoire, parlant d'un scrutin entaché de fraudes et d'une participation insignifiante.
La scène politique ivoirienne est à nouveau sous haute tension. Le Parti des Peuples Africains Côte d'Ivoire (PPA-CI) a publié ce mercredi 5 novembre 2025 un communiqué de presse cinglant, remettant en cause l'intégralité des résultats définitifs de l'élection présidentielle 2025 annoncés la veille par le Conseil constitutionnel. Pour le PPA-CI, cette victoire proclamée est le fruit d'une « violence, la fraude et un dehors de toute légalité constitutionnelle ».
Le parti de Laurent Gbagbo, par la voix de son Secrétaire Général Jean-Gervais Tcheide, ne mâche pas ses mots. Il accuse les autorités d'avoir manipulé les chiffres de la participation pour masquer une abstention massive qui, selon le PPA-CI, a vidé les bureaux de vote et déserté les rues, bien loin des « 50% annoncés » par les instances officielles. C'est une véritable bombe que l'opposition ivoirienne vient de lâcher, jetant un voile de suspicion sur la légitimité du scrutin.
Une abstention
Les observations du PPA-CI, s'appuyant sur des organisations citoyennes et des journalistes indépendants, dressent un tableau bien différent de celui présenté par l'État. Selon le communiqué, la participation réelle au niveau national aurait oscillé « entre 8% et 12% ». Un chiffre qui contraste violemment avec les données officielles, jugées par le parti comme « le résultat de bourrages d'urnes et de manipulations ».
Le PPA-CI appuie ses allégations avec des exemples précis. Dans les « régions du nord du pays, pourtant présenté comme un « bastion » du RHDP », la participation n'aurait pas dépassé les 25%. Même constat dans le Gbekê et le Hambol, avec à peine 12% de votants. À Abidjan, la capitale économique, « à peine 12% » se seraient rendus aux urnes, avec une abstention jugée « record » dans les fiefs du président Alassane Ouattara. Des chiffres que le parti estime prouver le refus des Ivoiriens de cautionner « un simulacre d'élection et une violation flagrante de la Constitution », limitant le nombre de mandats présidentiels. L'élection présidentielle 2025 est clairement au cœur d'une controverse majeure.
Annulation du scrutin et retour à l'ordre
Face à ce qu'il décrit comme un « scrutin verrouillé et joué d'avance », le PPA-CI déclare « illégitime l'exercice du pouvoir par Monsieur Alassane OUATTARA ». Le parti, « profondément attaché à l'alternance démocratique et à la souveraineté populaire », exige plusieurs mesures immédiates.
En premier lieu, le « rétablissement immédiat de l'ordre constitutionnel, à travers l'organisation d'élections libres, transparentes, inclusives et conformes à la Constitution ». Le PPA-CI réclame également la « libération immédiate de toutes les personnes arrêtées pour avoir manifesté contre ce coup de force » et l' »abandon de toutes les poursuites engagées contre les résistants ». Enfin, il demande l' »ouverture immédiate d'enquêtes indépendantes sur toutes les violences et exactions commises contre les populations civiles ». Le ton est donné, l'élection présidentielle 2025 sera loin d'être un long fleuve tranquille.
Jean-Gervais Tcheide a conclu en affirmant que « le PPA-CI reste aux côtés du peuple de Côte d'Ivoire pour défendre la justice, la liberté et la démocratie. » Il a martelé : « Notre horizon, c'est la République. Notre force, c'est la volonté du peuple. Nous y parviendrons ensemble. Vive la République! Vive la Côte d'Ivoire! » Une déclaration forte qui promet de nouvelles secousses sur la scène politique ivoirienne.
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