Le Trésor public de Côte d'Ivoire a levé 241,18 milliards de francs CFA sur le marché Umoa, dépassant largement l'objectif initial et témoignant de la confiance des investisseurs.
Le Trésor public de Côte d'Ivoire a démontré sa capacité à séduire les investisseurs. Mardi, l'État de Côte d'Ivoire a réalisé une opération spectaculaire sur le marché financier de l'Union monétaire Ouest-africaine (Umoa), levant 241,18 milliards de francs CFA. Ce montant pulvérise l'objectif initial de 220 milliards FCFA, affichant un taux de couverture remarquable de 115,77 %. Une performance qui rassure les observateurs et souligne l'attrait des titres souverains ivoiriens.
Organisée par adjudication, cette levée de fonds ciblait deux Bons Assimilables du Trésor (BAT) à court terme (70 et 77 jours) et une Obligation Assimilable du Trésor (OAT) à long terme de 15 ans. Le succès est retentissant, avec des soumissions globales qui ont grimpé jusqu'à 254,69 milliards FCFA. Le taux d'absorption global, fixé à 94,69 %, indique une gestion fine des offres, privilégiant les propositions les plus avantageuses pour les caisses de l'État.
L'appétit des investisseurs
L'engouement des investisseurs pour les titres ivoiriens ne se dément pas. Pour le BAT de 70 jours, la Côte d'Ivoire a attiré 144,85 milliards FCFA. Huit participants ont soumis seize offres, pour un taux marginal retenu de 5,72 %. Le second BAT, d'une durée de 77 jours, a également rencontré un franc succès, générant 56,66 milliards FCFA, avec un taux marginal de 5,75 %.
Le véritable test résidait dans l'Obligation à 15 ans, échéance fixée au 15 octobre 2040, proposant un taux d'intérêt fixe de 6,25 %. Cinq participants ont soumis six offres totalisant 40,42 milliards FCFA. L'État ivoirien a retenu 39,67 milliards FCFA, soit un taux d'absorption de 98,14 %, le plus élevé de l'opération. Le rendement moyen pondéré pour cette obligation s'est établi à 7,14 %, avec un prix marginal de 92 %. Ces chiffres confirment la confiance des marchés dans la stabilité économique à long terme du pays.
Une répartition régionale
L'analyse de la répartition géographique des soumissions révèle une forte implication de la Côte d'Ivoire elle-même. Le pays a représenté l'essentiel des montants proposés. Le Bénin, par exemple, a activement participé, notamment sur l'obligation à long terme, avec une soumission de 2,75 milliards FCFA dont 2 milliards ont été retenus. Le Sénégal et le Burkina Faso ont également apporté leur contribution, bien que plus modeste et exclusivement sur les bons à court terme.
Cette opération, dont la date de valeur est fixée au 15 octobre 2025, s'intègre pleinement dans la stratégie de financement du budget de l'État ivoirien. Les 13,51 milliards FCFA de montants rejetés, répartis entre les trois instruments, illustrent la volonté de l'émetteur d'optimiser ses conditions de financement, écartant les offres jugées moins pertinentes. Un signal clair envoyé aux marchés : la Côte d'Ivoire maintient le cap d'une gestion financière rigoureuse et attractive.
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