Législatives 2025 à Tiassalé : la colère froide d’Assalé Tiémoko après le rejet de son recours
Le Conseil constitutionnel ivoirien a tranché ce 9 janvier 2026 sur les législatives 2025 à Tiassalé. La requête du député sortant Assalé Tiémoko est rejetée, confirmant son adversaire.
Les législatives 2025 à Tiassalé viennent de connaître un tournant décisif ce vendredi 9 janvier 2026. Assalé Tiémoko, figure de proue de la vie politique locale, a vu ses espoirs de victoire s'envoler devant le Conseil constitutionnel. Malgré une requête déposée le 5 janvier par ses avocats, le juge électoral a déclaré son recours « mal fondé », validant de fait les résultats proclamés en faveur de son adversaire du RHDP.
Pour le maire de Tiassalé, le choc est rude. Selon ses propres pointages basés sur 127 procès-verbaux de dépouillement, il revendiquait une avance confortable de 1 356 voix. « J'ai demandé au Conseil constitutionnel la confirmation de ma victoire ou, à défaut, l'annulation de l'élection afin qu'elle soit reprise », a-t-il expliqué peu après l'annonce, visiblement marqué par la rapidité de la procédure.
Le principe du contradictoire en question
Au-delà du résultat des législatives 2025 à Tiassalé, c'est la méthode qui cristallise les tensions. Le député sortant dénonce un manque de transparence dans l'examen des dossiers. Selon lui, son adversaire a pu consulter ses arguments et y répondre, alors que lui-même n'a jamais eu accès aux éléments de défense de la partie adverse avant que le couperet ne tombe.
« Je n'ai pas été informé conformément au principe du contradictoire avant que la décision ne soit rendue », déplore Assalé Tiémoko. Ce dernier regrette d'avoir appris la nouvelle par le biais de canaux officieux avant même que ses avocats ne reçoivent une notification formelle. « Je ne connais pas les arguments de mon adversaire […] Je ne sais donc pas sur quelle base ma requête a été jugée mal fondée », confie-t-il à ses proches.
Une ambiance électrique sur le terrain
Sur place, cette décision laisse un goût amer aux partisans de l'élu indépendant. La tension autour de ces législatives 2025 à Tiassalé ne semble pas retomber, l'opposant craignant désormais des poursuites judiciaires à son encontre. L'homme politique ne cache pas son amertume face à ce qu'il perçoit comme un acharnement : « Je ne ressens même pas de colère. Je suis simplement dans l'attente de la prochaine étape de ce projet : les menottes. »
Cette issue marque la fin d'un feuilleton électoral qui a tenu la Côte d'Ivoire en haleine. Alors que le pouvoir se félicite du bon déroulement du scrutin, le cas des législatives 2025 à Tiassalé restera comme l'un des points de friction les plus symboliques de cette mandature. La suite se jouera sans doute sur le terrain judiciaire, mais loin de l'hémicycle cette fois-ci.
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