Côte d’Ivoire: les conditions pour que Guillaume Soro rentre au pays
Guillaume Soro est en exil depuis sa brouille avec le chef de l'Etat Alassane Ouattara, les choses pourraient bouger pour son retour au pays.
Guillaume Soro a refusé de faire partie du nouveau parti politique d'Alassane Ouattara, le RHDP, alors même qu'il était président du parlement. L'ancien chef rebelle a été obligé de rendre le tablier après ce premier affront à son mentor et associé Alassane Ouattara. A la suite de sa démission, l'ancien député de Ferkessédougou a dû partir en exile d'où il a lancé une série de piques au gouvernement et à son désormais ancien collaborateur.
Ces agissements lui ont valu des actions en justice en Côte d'Ivoire où il a été doublement condamné, à perpétuité et 20 ans de prison. A la suite de cela, avec la décision des autorités ivoiriennes de relancer le dialogue dans le pays, des missions de bons offices ont eu lieu entre les états-majors des protagonistes, Ouattara et Soro, pour tenter de leur faire faire la paix. Selon un rapport de Jeune Afrique citant un proche du camp Ouattara, pour un retour de Guillaume Soro, il faut des préalables.
« C'est de la petite politique que d'exiger [son] retour. Il a été jugé et condamné. Pour qu'il revienne sans être rattrapé par la justice, il faudrait une loi d'amnistie ou un acte politique posé par le président, et lui seul peut en décider. Il faudrait de la part de Guillaume Soro un acte de contrition. Qu'il reconnaisse qu'il est allé trop loin. Lui qui a été un collaborateur, un jeune frère, voir un « fils » du président de la République doit entreprendre au moins quelques démarches pour lui donner des raisons de faire un geste, a indiqué un proche d'Alassane Ouattara cité par Jeune Afrique.