L’Etat ivoirien à la recherche de plus de 1.494 milliards de francs CFA

Adama Coulibaly a présenté le 19 février le bilan 2019 et les perspectives 2020 de la Direction de la comptabilité publique et du Trésor ivoirien.

« De façon concrète, il s’agira principalement pour le Trésor public de collecter cette année 1.494,4 milliards de francs CFA au titre des emprunts sur le marché des capitaux », a indiqué le ministre de l’Economie et des Finances, Adama Coulibaly, présentant jeudi le bilan 2019 et les perspectives 2020 de la Direction de la comptabilité publique et du Trésor.

Sur cette somme, l’Etat prévoit d’en lever 230 milliards (plus de 380 millions de dollars) en Eurobonds et annonce des discussions avec les banques pour l’accompagner dans cette mobilisation de ressources.

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Pour l’année en cours, la Côte d’Ivoire s’est dotée d’un budget de 8.061 milliards de francs CFA (soit 13,2 milliards de dollars), en hausse de 9,9% par rapport à celui de 2019 équilibré à 7.334,3 milliards (plus de 12 milliards de dollars).

L’Etat ivoirien avait mobilisé 1.329 milliards de francs CFA (environ 2,2 milliards de dollars) pour son budget 2019. De même en 2018, quelque 1.310 milliards de francs CFA avaient été mobilisés sur le marché financier international et régional dans le cadre du financement du budget de l’Etat. Depuis 2011, le pays a ouvert de grands projets d’infrastructures et lancé plusieurs emprunts obligataires dans l’espace de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), sans compter une levée de fonds sur le marché financier islamique et un Eurobond sur les marchés financiers en Europe et en Amérique.

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Premier producteur mondial de cacao, la Côte d’Ivoire connaît un succès économique « remarquable » depuis 2012, selon la Banque mondiale, qui lui accorde une « influence considérable » dans la sous-région ouest-africaine.

Les perspectives économiques du pays restent solides et le taux de croissance du PIB devrait se maintenir autour de 7% en 2020 avec un taux d’endettement estimé à 48% du PIB, toujours selon la Banque mondiale.

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