Liban: au 6e jour des manifestations la rue toujours déterminée

A 6 jours de contestation populaire au , les manifestants restent mobilisés après une série de réformes prises, le 21 octobre 2019 par Saad Hariri.

Face à la colère des irakiens, le chef du gouvernement, lors d’une conférence de presse, a annoncé comme mesures la réduction de moitié des salaires des présidents, des ministres et des parlementaires, en exercice ou honoraires, la baisse des divers avantages accordés aux hauts fonctionnaires.

L’adoption du budget 2020, la suppression du ministère de l’Information et d’autres institutions publiques, font partie des reformes.

Sur le plan financier, les banques privées vont parallèlement contribuer à la réduction du déficit budgétaire à hauteur de 5 100 milliards de livres libanaises, soit 3,03 milliards d’euros, par le biais notamment d’une taxe sur les bénéfices.

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Cependant, le mouvement de contestation déclenché jeudi demeure, ne voulant pas se fier aux paroles. Il réclame le départ de l’ensemble de la classe politique jugée corrompue et incapable de trouver des solutions à la crise économique et sociale qui perdure.

Le Liban est le troisième pays le plus endetté au monde derrière le Japon et la Grèce. La dette publique culmine à plus de 86 milliards d’euros selon le Fonds monétaire international (FMI).

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Ces manifestations ont été déclenchées par l’annonce jeudi d’une nouvelle taxe sur les appels effectués via les applications de messagerie Internet comme WhatsApp, qui a été plus tard annulée.

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